Le Temps du samedi 13 juin consacrait quelques articles à l’égalité Homme Femmes sous l’angle salarial et titrait, en p. 3, un article sur le sujet : « L’écart salarial est d’abord un fossé entre pères et mères ».
Le résumé, en gras, en tête de l’article se concluait ainsi : « La pénalité maternelle est « le dernier obstacle à l’égalité » entre hommes et femmes, estime une économiste. »
Ce constat est exact techniquement, mais quel est l’avenir d’une société qui proclame que seule la suppression de la maternité permet d’atteindre l’égalité entre hommes et femmes, parce que cette égalité ne se mesurerait qu’au salaire ?
Réponse : c’est la disparition donc la mort par simple refus de la vie. C’est exactement ce qui frappe la société occidentale actuelle rongée par « La peste blanche » ainsi que l’avaient baptisée, en 1976, l’Historien Pierre Chaunu et le Journaliste Georges Suffert dans leur ouvrage intitulé « La peste blanche Comment éviter le suicide de l’Occident ».
Regarder la réalité en face
Notre époque est particulièrement difficile à vivre pour les femmes. En effet, nous avons accès à toutes les formations et à toutes les études au même titre que les hommes, mais il faut parfois choisir entre maternité et carrière. Ce choix peut être torturant. Selon les carrières, il signifie confier le plus possible l’enfant à des tiers bénévoles (les grands-parents) ou payés (garderies, crèches, mamans de jour, journées continues à l’école et devoirs surveillés) par des fonds privés ou publics ou renoncer à une carrière brillante. Dans un nombre croissant de cas, le choix débouche sur un refus d’enfant. L’attrait de la carrière l’emporte. Il faut ajouter que la société incite à favoriser la carrière avant tout et dit clairement que les « aides financières » apportées aux femmes (voire aux parents) ont principalement pour but d’assurer le maximum de main d’œuvre à l’économie.
Mais le pire des maux, c’est l’idée que l’égalité salariale entre hommes et femmes dépend de la « pénalité maternelle ». Notre société matérialiste et égalitariste à en être malade voit la maternité comme une sorte de malédiction, le pire obstacle à l’égalité « de fait ». Or….
Il n’existe pas d’égalité de fait entre hommes et femmes.
Par une erreur de traduction, l’art. 8 al. 3 de la constitution fédérale dit : « La loi pourvoit à l’égalité de droit et de fait…. » (c’est nous qui soulignons). Mais le texte allemand parle d’une « tatsächliche Gleichstellung », c’est-à-dire « dans les faits », « dans la pratique », mais aucun esprit honnête ne peut parler d’une « égalité de fait » entre les hommes et les femmes, une telle égalité non seulement n’existe pas mais, pire, est absolument contre nature. La loi doit assurer que la différence de fait entre les hommes et les femmes ne justifie pas des inégalités arbitraires et supprimer les conséquences arbitraires éventuelles de ces différences.
Aucune loi ne peut favoriser ou protéger une maternité pour un homme ! Le choix entre une carrière et la maternité est une décision personnelle de la femme ou d’un couple. La société doit faire en sorte que ce choix soit possible (dans nos pays riches, la pauvreté l’exclut souvent) dans l’intérêt des enfants autant que des adultes mais elle n’a pas le droit de réduire l’enfant à une valeur marchande : futur cotisant pour l’AVS de ses parents ou simple obstacle à l’égalité salariale entre ses parents.
Malheur à la société qui réduit l’enfant à une valeur marchande ! Elle ne croit pas à la vie ! C’est une société qui sent la mort !
Excellent billet! Merci chère Madame!
Lorsque j etais en formation ( c était en France au debut des années 60 ) notre prof. de pédagogie ( c était une femme) nous disait que les enfants conduits à la crèche tôt le matin jusque tard le soir, et ce tous les jours de la semaine, peuvent avoir le sentiment » qu ils sont mis au vestiaire »
Je me demande , depuis cette époque , si la violence des jeunes, de pl us en plus jeunes ,peut avoir un lien avec cette » mises au vestiaire » car dejà , dans la ville où je vivais, il y avait des problèmes de violence des jeunes
( certes moins qu aujourd hui ,les crèches etaient assez récentes)
Cette violence pourrait être, peut être, une sorte de révolte? d appel au secours ?
Ceci dit, avant ces années là, les femmes de familles modestes , sans formation – il y en avait beaucoup -travaillaient….mais pour la plupart c était quasiment toujours du travail à proximité, dans la commune , voire le quartier..( rares etaient les familles ayant une voiture !!) ( il y avait beaucoup de petits commerces , des petites PME , dans tous les quartiers.. il y avait donc des emplois de proximité.. On rentrait manger à la maison le midi. il y avait les grands meres qui , en général n ‘habitaient pas très loin…( il y avait peu de » migration » vers d autres régions)
Quant aux femmes plus aisées, elles étaient moins nombreuses qu aujourd hui à vouloir » faire carrière »… et avaient peut etre un époux dont le salaire suffisait pour toute la famille ( il n y avait pas encore les nombreuses » tentations » à la dépense)
Je rajouterai qu il y a aussi , concernat les femmes qui veulent faire carrière, une question » d assurance » pour l avenir : pluss d incertitude aujourd hui concernant le risque d une rupture de couple et de se retrouver » sans le sou » et sans travail assez rémunéré….
Enfin.. tout ce que je dis n est pas » parole d’ évangile »
C est le résultat de l observation et de ma propre analyse.. je peux me tromper..
Bon Dimanche a tous..et toutes
Le plus grand obstacle à la maternité n’est pas la question salariale. C’est une question de valeurs et de choix de vie. Mais notre société enseigne que la maternité serait un choix réactionnaire, désuet, avec un relent d’eugénisme. Pourtant, sans maternité plus d’humanité!
Quant aux élites, elles paient pour des GPA, pensant ainsi montrer leur supériorité sur les gens ordinaires, ce qui est non seulement absurde, mais aussi une insulte au courage de toutes les mères!,
Mères de tous les pays, unissez-vous !
En effet, Chère Suzette Sandoz, vous touchez là, avec cette notion de « pénalité maternelle », ce qui menace effectivement l’avenir même de notre civilisation occidentale, avec son taux de natalité qui baisse inexorablement.
J’ai relu la belle légende de la création en Genèse 1, v. 27 et 28 en particulier: » soyez féconds et prolifiques ». Cela devrait concerner tous les couples, mariés ou non, avec ou sans enfants. C’est finalement bien plus que des conditions matérielles seulement que cette pénalité maternelle engendre.
Bien triste société ! On ne veut plus d’enfants pour diverses raisons (parfois par la recommandation de médecins en cas de maladie cardiaques ou autres) Mais pire il y a des médicaments pour faire partir l’ambrions (RU…) et cela se fait couramment aux USA et bientôt courrament chez nous. Sans parler de l’avortement qui traumatise les familles les couples. Par contre certaines veulent faire un enfant sans père (autorisé en Suisse le PMA avec le MPT on s’est battus mais les autorités et certains médias l’ont caché lors de la votation du bulletin de vote) Et bientôt ou en cachette pour 2 hommes sans leurs mères (la GPA est pour l’instant interdite jusqu’à quand ?) Sans parler de l’euthanasie sous toutes ces formes, Et une grande solitude. Une société pareil qui en veut ?
Soyez féconds et multipliez a dit Dieu. Ce n’est pas une loi mais une recommandation du Créateur pour de bonnes raisons.
Pendant ce temps nos primes maladies augmentent chaque année et on laisse faire … Il faudrait manifester contre tout cela. Abe
Merci, Marie-France, pour cette excellente situation de « mise au vestiaire ». Nous avons travaillé tous les deux en couple, ma femme comme organiste professionnelle et enseignante dans une école de musique, et moi-même dans de grandes entreprises sidérurgiques et productrices d’énergie électrique, mais notre fille, née en 1973 dans la Broye vaudoise, n’a jamais été par nécessité en garderie ou mise tous les jours « au vestiaire » durant son enfance et préadolescence. Nous étions avec elle pour les repas de midi et du soir. Cette présence parentale est en effet génératrice d’un précieux équilibre qui manque cruellement à beaucoup de nos jeunes d’aujourd’hui.
BRAVO ! ARTICLE MAGNIFIQUE QUI DEVRAIT ÊTRE RÉPERCUTÉ DANS TOUS LES MÉDIAS ET TRADUIT DANS TOUTES LES LANGUES !
Quand j’ai fait mes études de droit il y a très longtemps, on m’avait appris la définition de l’égalité de traitement selon le Tribunal Fédéral:
L’égalité de traitement consiste à traiter de manière égale ce qui est égal et de manière inégale ce qui est inégal.
Je me demande si cette définition est encore celle du Tribunal Fédéral aujourd’hui. Et notamment en matière d’égalité homme femme.
Pour ne rien vous cacher, je me pose parfois la même question!
@SUZETTE SANDOZ
Donc, en principe, cette définition est toujours valable. Mais on n’en tient aucun compte.
On recherche une « égalité » théorique féministe LGBTQI+ qui n’existe pas dans la nature des rôles respectifs masculin et féminin, ni dans la vie et encore moins dans la biologie.
On tord le réel au nom de l’idéologie.
On traite de manière égale ce qui est inégal (les sexes différents) et vice versa.
C’est comme la neutralité, on prétend qu’elle existe toujours, mais on la viole allègrement.
On nous prend pour des c….
Un peu de présent
Pourtant la réponse à votre interrogation est simple. Oui s’il s’agit d’appliquer l’article 8 al. 1 Cst.féd.. En principe non dans le cadre des alinéas 2 & 3 de l’article 8 Cst.féd. dès lors qu’une distinction fondée directement ou indirectement sur l’un des critères mentionnés à l’article 8 alinéa 2 Cst.féd. est présumée constituer une discrimination et donc être constitutionnellement prohibée. La présomption n’est certes pas irréfragable, mais il appartient à l’Etat de démontrer que la distinction est admissible. Certains critères de distinction sont plus « durs » que d’autres. La race est un critère dur et l’âge un critère mou. Le sexe après avoir été médian s’est durci, sa « dureté » se rapprochant de la race.
Au fond, vous feignez d’ignorer l’adoption par le peuple et les cantons d’une nouvelle constitution comportant ledit article 8.
« Art. 8 Égalité
1 Tous les êtres humains sont égaux devant la loi.
2 Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, de sa race, de son sexe, de son âge, de sa langue, de sa situation sociale, de son mode de vie, de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques ni du fait d’une déficience corporelle, mentale ou psychique.
3 L’homme et la femme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l’égalité de droit et de fait, en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail. L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale.
4 La loi prévoit des mesures en vue d’éliminer les inégalités qui frappent les personnes handicapées. »
Un peu d’histoire.
En 1981 le peuple et les cantons ont adopté l’alinéa 2 de l’article 4 aCst.féd. aux termes duquel l’homme et la femme sont égaux en droit, posant ainsi une présomption de l’obligation de traiter de manière égale l’homme et la femme. En 1990 le (pour vous) trop révolutionnaire Tribunal fédéral en a déduit que le droit de vote devait être octroyé aux femmes en le canton d’Appenzel Rhodes-intérieures.
Un peu de Conv. EDH
En ce qui concerne la discrimination fondée sur le sexe, la Cour a souligné à maintes reprises que
la progression vers l’égalité des sexes est aujourd’hui un but important des États membres du Conseil
de l’Europe (Konstantin Markin c. Russie [GC], 2012, § 127) et que seules des « considérations très
fortes » peuvent amener à estimer compatible avec la Convention une telle différence de traitement
(Burghartz c. Suisse, 1994, § 27 ; Schuler-Zgraggen c. Suisse, 1993, § 67 ; Beeler c. Suisse [GC], 2022, § 95).
La Cour a jugé que des références aux traditions, présupposés d’ordre général ou attitudes
sociales majoritaires ayant cours dans un pays donné ne suffisent pas à justifier une différence de
traitement fondée sur le sexe (Konstantin Markin c. Russie [GC], 2012, § 127). Par exemple, les États
doivent s’abstenir d’imposer des traditions qui trouvent leurs origines dans le rôle primordial de
l’homme et le rôle secondaire de la femme dans la famille (Beeler c. Suisse [GC], 2022, § 110). On ne saurait, par
exemple, invoquer la répartition traditionnelle des rôles entre les sexes dans la société pour justifier
l’exclusion des hommes du droit au congé parental.
Les stéréotypes liés au sexe – telle l’idée que ce sont plutôt les femmes qui s’occupent des enfants et plutôt les hommes qui travaillent pour gagner de l’argent – ne peuvent en soi passer pour constituer une justification suffisante d’une différence de traitement, pas plus que ne le peuvent des stéréotypes du même ordre fondés sur la race, l’origine, la couleur ou l’orientation sexuelle (Konstantin Markin c. Russie [GC], 2012, § 143). Dans l’affaire Beeler c. Suisse [GC], 2022, § 113, la Cour a considéré que la législation nationale qui opérait une distinction
entre les femmes et les hommes en matière de conditions d’octroi de la rente de conjoint survivant
perpétuait des préjugés et des stéréotypes concernant la nature ou le rôle des femmes au sein de la
société et constituait un désavantage tant pour la carrière des femmes que pour la vie familiale des
homme
Texte du greffe de la CourEDH modifié en ne retenant que la jurisprudence concernant la sexiste suisse et l’arrête Markin.
@CEDH
Vous en tous cas vous êtes un juriste. Ça, se remarque. Et vous croyez à la CEDH.
Savez-vous qu’au Royaume Uni l’opinion publique réclame de plus en plus que ce pays dénonce cette convention ? Pourquoi ? Parce qu’ils se sont rendus compte que la question n’était pas, comme on le croyait naïvement, d’affirmer un principe général humaniste avec lequel en gros tout le monde est d’accord. Non, cette CEDH faisait partie de l’imposition d’une politique de discrimination contre la population britannique native et ça servait à cimenter le « multiculturalism », que le peuple britannique subit depuis 50 ans mais il l’a toujours rejeté. C’est à dire une immigration tellement massive, qu’aujourd’hui Londres ne peut plus être qualifiée de ville britannique que par abus de langage. La plupart des villes britanniques ont une majorité démographique indo jamaïco africano pakistanaise sikh, et la classe ouvrière parlant cockney a été chassée des quartiers où elle habitait.
Au nom des principes de la CEDH le scandale des grooming gangs a été tu depuis des décennies et ceux qui en parlaient ont été condamnés pour discrimination raciale. Mais voilà, maintenant tout ça est ressorti et il a été démontré que depuis des décennies des gangs ethniques pakistanais ont réduit en esclavage sexuel des dizaines de milliers de jeunes filles blanches avec la complicité des gouvernements tant conservateurs que travaillistes. Le scandale est historique et de nature à causer une insurrection.
C’est pas nous, c’est la Conv.EDH ! Sauf que cela n’est pas le cas s’agissant des Grooming gangs dès lors que la Conv.EDH fait obligation aux Etats signataires de protéger les (potentielles) victimes et même de sanctionner pénalement les auteurs de ces monstrueuses et massives infractions (3 et 8 Conv.EDH). Ce n’est tout de même pas la Cour.EDH qui a élu comme Premier ministre un ancien directeur des poursuites pénales publiques connu pour avoir été activement défaillant dans cette sordide affaire; tout comme ce n’est pas la Cour.EDH qui a prononcé le Brexit et son corolaire qu’est l’afflux très augmenté de migrants illégaux et légaux venus d’outre mer et le départ de nombre d’européens.
Quant à « croire en la CEDH », je me demande ce que cela veut dire. J’ai juste, suite aux observations de JVM, rappelé que le critère de l’égalité de traitement avait évolué sur le plan constitutionnel suisse au cours des années (par décision du peuple et des cantons) et cité la CourEDH, un peu par paresse du couper-coller, mais aussi parce que la ConvEDH est une manière de faire obstacle au parlement qui peut impunément violer la constitution fédérale (190 Cst.féd.).
Enfin on peut d’observer que nombre de cas d’égalité de traitement ont trait à des discriminations sexuelles dont sont victimes les hommes (de Markin c.Russie à Beeler c. Suisse).
@CEDH
Il me semble que vous n’êtes pas entièrement de bonne foi dans votre argumentation.
En ce qui concerne l’impopularité de la CEDH au Royaume Uni, et le fait que de voix s’élèvent de plus en plus pour demander que le Gouvernement de sa Majesté dénonce cet accord, vous ne pouvez tout de même pas nier que cela est dû au fait que chaque fois qu’au Royaume Uni on parle d’expulser ce que chez nous en Suisse on appelle des « criminels étrangers », systématiquement c’est bloqué à cause des droits de l’homme, et on se réfère à la CEDH.
Alors effectivement le Britannique blanc de la classe ouvrière parlant cockney et vivant dans une ville qui a changé radicalement car elle était à 99% blanche il y a 40 ans et aujourd’hui à 90% pakistanaise, et qui souffre des nuisances de cette situation, est exaspéré et il a pris en horreur le langage des droiits de l’homme et la CEDH.
Certes vous avez raison: « ce n’est pas la CourEDH qui a élu comme Premier ministre Keir Starmer, un ancien directeur des poursuites pénales publiques connu pour avoir été activement défaillant dans cette sordide affaire ».
Mais Keir Starmer n’a pas seulement été « défaillant ». Il a incarné cette conception droit-de-l’hommiste qui aujourd’hui est haïe dans ce pays là. Toute sa carrière a été faite au service de cette cause. Et s’il a été défaillant, en effet, c’est parce qu’il faisait partie d’un système droit-de-l’hommiste, qui pratiquait et pratique encore le Two-Tier-Policing, (justice à deux poids deux mesures), et lorsque des cas de « grooming » étaient dénoncés par des activistes comme Tommy Robinson ou Mark Collett, Keir Starmer, au nom de l’idéologie des droits de l’homme refusait d’investiguer les faits dénoncés et au contraire poursuivait ceux qui les dénonçaient pour discrimination raciale. Et quand des criminels étrangers étaient effectivement pris en flagrant délit et condamnés, c’était au nom de la CEDH que les juristes droits-de-l’hommistes comme Keir Starmer et son gouvernement refusaient d’expulser les coupables.
Vous comprenez?
La CEDH a quelque chose de gravé dans le marbre, c’est vrai. Pour le moment. Mais il faut se souvenir que dans l’histoire, tout change… J’ai essayé de vous en donner un exemple simple avec le revirement suisse sur le nucléaire. On pourrai aussi parler etc… etc…. (passage remplacé par Suzette Sandoz afin de supprimer les adjonctions de mille nouveaux sujets non traités par l’article du blog).
@CEDH
Ceci pour vous dire que le langage de la rationalité juridique contraignante, auquel vous vous référez, n’est ni aussi rationnel, ni aussi contraignant, ni aussi irréversible que vous le pensez. Bien sûr en Suisse on est des gens calmes et tolérants. On est encore assez éloigné de la guerre civile qui menace au Royaume Uni. Je ne m’attends pas à une dénonciation de la CEDH par la Suisse dans un avenir proche. Mais vous savez, certaines révisions constitutionnelles d’ensemble ont fait passer des textes auxquels le peuple n’avait pas donné son consentement. En général il y a un consensus sur l’idée générale de l’égalité entre les sexes. Mais les temps changent et la jeune génération masculine n’est plus d’accord avec tout. Les sondages le prouvent. Certains excès féministes qui s’opposent à des réalités anthropologiques, dans la longue durée seront vus d’un autre œil et corrigés. Soyez en certain.
@Sceptique: Je vous ai lu avec grande attention. Merci beaucoup. Votre scepticisme vous honore.
…
Mais je ne me fais aucune illusion, certains humains savent tout mieux que tout le monde et adorent juger les autres, tous les autres qui n’entrent pas dans le « cadre » ……
Je n’oublie jamais. Je ne pardonne jamais.
Au plaisir de vous lire. eab
À court terme vous avez raison, je vous le concède.
Par court terme je veux dire deux générations. Mais peut être moins si Trump attaque l’Iran et si l’économie mondiale est plongée de ce fait, non dans une récession mais dans une dépression.
Un autre exemple que je soumets à votre réflexion : Il y avait unanimité quand madame Leuthard, sur un coup de tête, a décidé de sortir définitivement du nucléaire apres Fukushima. Eh bien, vous voyez. Là il n’a pas été besoin d’attendre une génération pour que la nécessité fasse changer tout le monde d’avis.
Il n’y a jamais unanimité, sinon dans de tout petits groupes. C’est la majorité qui change!
Vous avez complètement raison.
Disons que dans l’ambiance du moment, quand Mme Leuthard a pris cette décision, ça a passé comme une lettre à la poste. On n’a pas entendu les critiques. Les médias étaient pour. Tout le monde semblait d’accord.
Il y a des moments où on a l’impression d’une quasi unanimité car personne n’a le courage de s’opposer au courant. Personne, sauf… de très rares comme une certaine dame Suzette Sandoz. Pour ça il faut un courage peu commun. Mais cette dame emporte l’adhésion de beaucoup de gens qui sentent que quelque chose ne va pas.
Et un jour, ça change de nouveau.
Ma réflexion justement sur ce point : je ne crois pas qu’il y ait eu unanimité ; le 25 mai 2011, Mme Leuthard a convaincu ses trois collègues femmes d’alors au Conseil fédéral, contre l’avis des trois messieurs, cela parce qu’elle était fascinée par Mme Merkel qui venait de décider la même chose pour l’Allemagne, laquelle, 15 ans après, bien que sortie du nucléaire, est encore embourbée dans les agents énergétiques fossiles pour produire plus de 40% de son électricité. Mme Leuthard a commis l’erreur, en mai 2011, de ne pas avoir attendu le rapport qu’elle avait elle-même commandé à l’IFSN (Inspection fédérale de la sécurité nucléaire) sur les implications de Fukushima pour la Suisse en matière de sécurité, rapport sorti un an plus tard en été 2012. La votation populaire du 21 mai 2017 a bien entériné la « Stratégie énergétique 2050 », cela explicitement (mais seulement implicitement pour ce qui est de la sortie du nucléaire), mais cette stratégie est maintenant devenue caduque, car, désormais, au vu des menaces climatiques, il ne s’agit plus de sortir du nucléaire, mais du fossile. On ne peut pas à la fois sortir de l’un et de l’autre.
Je suis persuadée qu’ avec » le fossile, il se passera la même chose qu’ avec le nucléaire..
Les décisions sont trop vite prises sous le coup de l ‘émotion, la peur..
Pour le climat , comme avec le covid on n’ écoute qu’ un seul son de cloche.. ceux qui pensent différemment sont mis à ban…
M. de Reyff nous rappelle que la votation populaire du 21 mai 2017 a bien entériné la « Stratégie énergétique 2050 ». Oui, et maintenant cette stratégie est enterrée.
Je soumets ce fait à la sagacité de CEDH. Quand le peuple suisse, avec une nette majorité, a accepté le « mariage » des personnes du même sexe, j’ai été très étonné car je pensais que ça susciterait beaucoup plus de résistance. Mais je pense que le peuple suisse a voulu faire du virtue signaling, sans être profondément convaincu, comme il l’a fait en acceptant la « Stratégie énergétique 2050 ». Cela ressemble à un engourement sincère, mais c’est du suivisme qui court après une mode qui apparaît, momentanément, irrésistible. Cette réflexion me donne à penser que CEDH a une confiance excessive dans le caractère irréversible d’une certaine conception, qui est de fait datée et sera abandonnée un jour.
Retour en odeur de sainteté du nucléaire. Admettons que cela persiste. Mais les effets de ce choix sera long à intervenir. D’ici là pourrait survenir un nouveau Fukushima ou alors l’usage de l’arme nucléaire. Changerait-on à nouveau d’avis ? En fin de compte l’abandon de l’abandon sera peut-être ….. abandonné.
S’agissant du mariage pour les personnes de même sexe, la Conv.EDH n’exige pas que les Etats le consacre, un « PACS » assez dense étant suffisant. La Suisse l’abandonnera peut-être tout en admettant la polygamie… ou pas. Allez savoir.