De l’immodestie irresponsable de certains climatologues ?

De la modestie des météorologues

En suivant jour après jour les prévisions du temps, je suis émerveillée de la modestie des météorologues : ils avouent qu’à deux jours près ils ne sont pas encore tout à fait sûrs du temps qu’il fera dans notre petit pays. Et souvent, quand un phénomène météorologique se produit – on pense par exemple au récent ouragan de la Chaux-de-Fonds -, interrogé par le journaliste de service sur le rôle du changement climatique en rapport avec un tel phénomène – le météorologue répond qu’il est possible que cela devienne plus fréquent, mais que de tels phénomènes ont toujours existé. Le météorologue sait qu’il ne maîtrise pas la nature même s’il essaie d’en prévoir les sautes d’humeur afin d’en informer les intéressés et de leur permettre éventuellement de prendre les mesures adéquates nécessaires au moment du « choc ».

 

Rien de semblable chez les climatologues

Eux, ils savent que la température moyenne terrestre sera de tant de degrés plus élevée en 2050 sauf si on diminue de tant de pourcents les émissions de CO2, seule vraie cause du changement climatique actuel. « Le débat est clos » selon leurs propres dires. Croyez, Fidèles !

Afin d’obtenir le résultat escompté en matière d’émissions de CO2, il s’agit de changer radicalement et rapidement le mode de vie, les sources d’énergie, les méthodes de constructions, la nourriture, etc… et si on ne se dépêche pas, ce sera la catastrophe.

 

Menacer la santé psychique des jeunes

Pour hâter l’obéissance des Etats et la pression des peuples sur leurs autorités, il s’agit de faire peur, très peur, au risque de provoquer de véritables psychoses chez les jeunes. Les psychiatres s’inquiètent d’ailleurs. Selon M. Philippe Conus, chef du service de psychiatrie générale du CHUV, interviewé par la RTS, hier soir 27 juillet, on constate quelque 4% de suicides de plus. L’éco-anxiété est un mal répandu chez les jeunes et nuit à leur santé psychique. Or la santé psychique est un des ciments de la société.

 

Faudrait-il faire moins peur ?

Non, il n’est pas mauvais de faire peur, répond le psychiatre, car cela permet de proposer aux jeunes de devenir actifs et d’alerter les décideurs. Ils doivent exercer une pression.

 

L’OMS à la rescousse ?

Les milieux de la santé ont remis une pétition à l’OMS attirant son attention sur les conséquences psychiatriques de l’éco-anxiété, notamment sur les jeunes et ce, afin que l’OMS fasse à son tour pression sur les Etats pour qu’ils accélèrent leur politique écologique.

 

Conclusion

La récupération politique du problème du changement climatique est un mouvement extrêmement dangereux et de plus en plus puissant qui cherche à domestiquer les esprits par la peur et la violence, éventuellement en provoquant ou accentuant le malaise psychiatrique de la jeune génération. Ce sont des méthodes totalitaires qui empêchent de réfléchir intelligemment.

Le dogme de l’inclusion exige-t-il l’ignorance, exclut-il la politesse ou favorise-t-il la lâcheté?

Le dogme de l’inclusion exige-t-il l’ignorance, exclut-il la politesse ou favorise-t-il la lâcheté ?

L’affaire du spectacle du « Hot bodies Choir », créé par un artiste français se déclarant non binaire et donné à la cathédrale de Lausanne à l’occasion de la fête de la Cité, spectacle dont la vulgarité et la violence ont révolté plus d’un spectateur, notamment à cause du lieu où il était donné, incite à se poser quelques questions à propos du dogme de l’inclusion.

  • Le dogme de l’inclusion exige-t-il l’ignorance ?

Cette question vient immédiatement à l’esprit du moment que, dans « l’affaire de la cathédrale » l’artiste était proclamé non binaire donc ayant un droit spécial à l’inclusion, nouveau droit de l’homme différent du droit au respect dont doit bénéficier tout être humain, et consacré depuis quelques années par les autorités laïques autant que religieuses. Interrogées au sujet du spectacle, toute les autorités cantonales, tant laïques que religieuses, concernées par le Festival de la Cité, semblent répondre qu’elles ne savaient pas de quoi il s’agissait et qu’elles n’étaient donc pas au courant. Cet aveu d’incompétence, d’insouciance et de négligence est assez troublant. Faut-il en conclure que, dès que des groupes LGBTQA+ sont concernés, l’inclusion exclut tout devoir d’information des autorités responsables d’accorder des autorisations ? Peut-être l’inclusion profite-t-elle toutefois simplement d’une ignorance du latin donc de la confusion par les responsables entre « ejaculate », titre d’un des chants, et « jubilate », incitation bien ecclésiastique !…

A supposer que les choristes et l’artiste créateur aient su, eux, à l’avance qu’ils chanteraient dans une cathédrale (on peut en douter vu le flou absolu des réponses des différents responsables du Festival de la Cité), savaient-ils ce qu’est une cathédrale, ce qu’il s’y passe habituellement, qui la fréquente, dans quel but ? Et, si la réponse est « oui », se pose alors une 2e question :

 

  • Les artistes n’avaient-ils jamais appris que, lorsqu’on est invité, on se renseigne sur les traditions et les valeurs qui sont importantes pour l’hôte, de manière à ne pas heurter cet hôte de front et risquer non seulement de lui manquer totalement de respect mais en outre de le faire souffrir ? Et si par hasard ils étaient au courant, se fichaient-ils complètement des sentiments des autres et de la politesse ?

 

Vient alors à l’esprit la 3e question :

  • Est-ce que le dogme de l’inclusion favorise la lâcheté des autorités laïques et ecclésiastiques qui n’osent pas exiger le respect d’autrui par terreur de se faire traiter d’homophobes ou accuser d’intolérance ou de racisme ? S’ils avaient connu la vulgarité, voire la violence des paroles, les responsables du Festival auraient-ils autorisé l’usage de la cathédrale ? Un doute subsiste car il faut bien reconnaître que le dogme absolu de l’inclusion favorise la dictature des minorités.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les « valeurs européennes » à l’épreuve

Aux nouvelles d’hier soir 8 juillet, la RTS nous informait que M. Biden avait décidé de livrer à l’Ukraine des bombes à sous-munition puisque la Russie en utilise.  Cette décision a provoqué l’indignation de maintes ONG. « Ces armes causent des souffrances et des pertes en vies humaines non seulement au moment de leur emploi mais aussi lorsqu’elles ne fonctionnent pas comme prévu ou lorsqu’elles sont abandonnées.  Les restes de ces armes à sous-munitions tuent ou mutilent des civils, y compris des femmes et des enfants, entravent le développement économique et social, y compris par la perte des moyens de subsistance, font obstacle à la réhabilitation et la reconstruction post-conflit, retardent ou empêchent le retour des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, peuvent avoir des conséquences néfastes sur les efforts nationaux et internationaux dans les domaines de l’établissement de la paix et de l’assistance humanitaire et ont d’autres conséquences graves pouvant persister pendant de nombreuses années après leur utilisation ».

C’est en ces termes que s’exprime la Convention de Dublin du 30 mai 2008, reprise de la Déclaration d’Oslo de 2006. Cette Convention interdisant l’utilisation des armes à sous-munition a été signée et ratifiée par la Suisse et par la grande majorité des Etats européens membres de l’OTAN (France, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Belgique, Danemark, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Lituanie, Hongrie etc.. mais pas par la Turquie, ni par la Pologne, ni par la Lettonie et l’Estonie. Evidemment que ni les Etats-Unis, ni la Russie, ni l’Ukaine ne l’ont signée.

Or, les signataires s’engagent, selon l’art. 1, non seulement à ne pas utiliser, ni produire, ni acquérir de telles armes (y compris mutatis mutandis les petites bombes à sous-munition), mais également selon l’art. 1 « à ne jamais, en aucune circonstance assister, encourager ou inciter quiconque à s’engager dans toute activité interdite à un Etat partie en vertu de la présente convention.

 

Les grands Etats européens vont-ils refuser d’assister MM. Biden et Zelensky, conformément à leur engagement ?

Ce serait peut-être enfin l’occasion de pousser vers un cessez-le-feu puis des pourparlers de paix. En décidant de livrer des bombes à sous-munition exclues par la grande majorité des membres européens de l’OTAN, M. Biden vient peut-être de mettre en évidence que le soutien à l’Ukraine est moins une aide de l’OTAN à un pays européen attaqué que l’utilisation par les Etats-Unis d’une occasion pour « écraser la Russie », comme ils l’ont déclaré, avec d’autres chefs d’Etat, au début de la guerre.

La décision américaine annoncée hier soir pourrait marquer un tournant dans la guerre, si les Européens ont vraiment des valeurs à défendre.

 

 

 

 

 

 

Enfance volée

Enfance volée

Lecture publique pour enfants dès 6 ans par des drag-queens, incitation, à l’école déjà, à changer de sexe, dès 9 ou 10 ans, sans forcément avertir les parents, cours d’éducation sexuelle à l’occasion desquels sont enseignés tous les termes « scientifiques » de l’anatomie intime et de l’usage que l’on peut en faire, apprentissage dès 9 ans du principe « un oui est un oui », conscientisation des problèmes de biodiversité, d’énergie, culpabilisation notamment des parents et grands-parents, etc…, etc… Les enfants sont plongés, dès leur plus jeune âge, dans un monde de déséquilibre et de problèmes, afin d’être « conscientisés » et sensibilisés à ce que l’air du temps – moralisateur – considère comme « le » bien !

On a même tenté, à un moment de la pandémie, d’inciter les très jeunes adolescents à se faire vacciner sans ou contre l’avis de leurs parents, et à l’école, prétextant qu’ils avaient le discernement nécessaire. Les adultes reconnaissent volontiers le discernement aux enfants quand cela les arrange pour se décharger, eux, d’une responsabilité.

Mesure-t-on assez la pression que toutes ces « bonnes intentions » font peser sur des gosses, à un âge où ils découvrent le monde, où ils quittent le cocon familial – quand ils ont la chance d’en avoir un – pour découvrir la vie sociale ? Mesure-t-on la déstabilisation que peut causer cette avalanche de critiques, de questionnements, de condamnations de ce qui a existé jusqu’à eux ? Mesure-t-on la lâcheté que représente cette intoxication, facilitée par les réseaux sociaux, d’enfants qui n’ont pas encore reçu les moyens de former leur esprit critique pour rester libres de leurs décisions et de leurs appréciations ?

Y aurait-il un lien entre cette enfance volée et les violences gratuites de ces derniers jours, en Suisse ou ailleurs, une mort malheureuse n’étant qu’un prétexte servi par des adultes?