Un soupçon de pudeur, SVP

Il ne s’agit pas de nudisme, mais d’économie.

En p. 13 de son édition du 11 juin, sous la rubrique « Economie et finance », le Temps se penche sur « le futur post-covid de Moderna » et commence l’article y relatif en ces termes :  « Comme les autres acteurs qui ont bénéficié de la pandémie (c’est nous qui soulignons), Moderna essuie durement l’effondrement de la vaccination contre le covid. Mais la stratégie de la biotech américaine pour répondre à cette baisse des ventes commence à se concrétiser avec l’arrivée de nouveaux traitements. Hier, elle a présenté de premiers résultats positifs dans la phase III (dernière étape de développement d’un médicament) de son vaccin combiné pour la grippe et le covid ».

«… Comme les autres acteurs qui ont bénéficié de la pandémie »

Qui a bénéficié de la pandémie ?

Sachant le nombre de faillites causées, de près ou de loin par la pandémie, les dommages sociaux, psychologiques, familiaux et politiques imputables à la pandémie,  la réponse à la question est simple : les pharmas et uniquement les pharmas ont bénéficié de la pandémie. L’article du Temps le confirme qui rappelle que « la biotech… a enregistré… un bénéfice de 7,4 milliards en 2023 » (sic)  contre « une perte de 4,2 milliards pour l’année 2023 » (sic) »; on a quelque peine à verser un pleur même si une chute économique n’est jamais réjouissante et encore moins quand cela touche la Suisse.

 

Tout cet article met profondément mal à l’aise 

Ce n’est pas le fait que des Pharmas, in casu spécialement Moderna, soient fières d’annoncer la découverte d’un nouveau vaccin qui est choquant mais le fait de ne s’en réjouir que sous l’angle financier et après avoir chanté les louanges d’une pandémie, cause de tellement de souffrances et avoir maudit la fin de la même pandémie entraînant la chute des ventes des vaccins.

A cela s’ajoute que l’article évoque, au sujet du nouveau futur éventuel vaccin, des « résultats positifs dans la phase III, dernière étape du développement d’un médicament », phase dans laquelle se trouvait précisément le fameux vaccin anti covid-19 de la très louée pandémie, source de l’énorme profit mentionné ; pour le vaccin anti covid-19, la phase III s’est déroulée, grâce à la pandémie, sans le moindre contrôle sérieux des millions d’humains cobayes et s’est probablement terminée dans le courant de 2023 sans que l’on ait à ce jour la moindre indication officielle quant aux résultats médicaux obtenus. Y a-t-il par exemple un lien entre l’augmentation, dès 2022, des décès subits de jeunes sportifs en plein effort, des cancers foudroyants, des cas de bronchiolites et de broncho-pneumonies des plus de 60 ans, voire des plus de 40 ans, et la vaccination systématique plus ou moins imposée dès 2021 notamment à ces groupes de personnes ? La relecture du N° 11 (septembre 2021) de la collection  « Les Explorations » publiée par Heidi.News, numéro intitulé « ARN messager : la revanche des outsiders » fournit peut-être un élément de réponse. On y lit, en p. 11, cette citation,  du prof. Moncef Slaoui, « chercheur nommé par M. Trump en mai 2020 à la tête de l’opération américaine Warp Speed » : « Les vaccins sont injectés chez des personnes saines. Du coup, il faut l’urgence d’une pandémie pour pouvoir introduire une nouvelle technique vaccinale ».

Pour confirmer cette déclaration, on retiendra notamment les deux avant-dernières phrases de la publication de Heidi.News (sept. 2021), citées comme étant celles « le plus souvent prononcées au cours de l’enquête » :

  • « Le Covid-19 a entraîné une accélération vertigineuse de la biologie moléculaire;
  • Les dix prochaines années vont être incroyablement excitantes ».

Et à quel prix humain ? C’est aussi difficile à déterminer que de savoir simplement quel montant de l’argent public l’OFSP, en Suisse, et Mme von der Leyen, à la tête de la Commission européenne, ont versé pour acquérir dès 2021 les millions de vaccins encore en phase III c’est-à-dire encore en développement donc mal connus.

Ce n’est certainement pas être anti-vax que de poser des questions et d’espérer des réponses honnêtes.

 

 

 

L’Europe suicidaire?

Après avoir été vassalisée par les Etats-Unis, l’Europe est-elle devenue suicidaire?

Viser des cibles sur sol russe, c’est évidemment une technique tout à fait légitime pour un pays qui se défend, mais le problème, c’est que ce pays, in casu l’Ukraine, ne peut se défendre que moyennant la fourniture d’armes par des pays de l’OTAN et que si ces armes sont utilisées pour attaquer des cibles sur sol russe, l’escalade de la guerre est engagée. La Russie sera alors fondée à considérer qu’elle est attaquée par l’OTAN et les conséquences pourraient être terribles pour l’Europe et en premier lieu pour les pays les plus proches de la Russie. N’imaginons pas un instant que M. Poutine – qui est un homme intelligent même s’il n’est pas sympathique – croirait la déclaration de M. Antonio Tajani, chef de la diplomatie italienne qui aurait dit, selon le Temps du samedi 1er juin  (p. 4) :  « On ne se bat pas contre la Russie. On défend l’Ukraine et ce n’est pas la même chose ». Apparemment M. Tajani n’avait pas entendu M. Biden proclamer haut et fort après le 22 février 2022 : « il faut écraser la Russie ». Je doute que M. Poutine, lui, l’ait oublié !

Soyons claire : en décidant, dès le début de l’invasion de l’Ukraine, de fournir des armes à celle-ci et en lui interdisant de les utiliser pour viser des cibles sur sol russe, M. Biden et ses vassaux européens avaient condamné M. Zelensky à perdre la guerre. Mais M. Biden, très soucieux d’éviter une montée en puissance du conflit, avait exclu d’utiliser les armes fournies par les pays de l’OTAN pour viser le sol russe et s’y tenait, comme les autres membres de l’OTAN. Quelques escarmouches avaient eu lieu que M. Poutine avait eu la sagesse de ne pas trop analyser, désireux qu’il était, lui aussi, de ne pas favoriser une escalade destructrice.

Mais au moment où les pays de l’OTAN décideraient – devant les supplications de M. Zelensky – de lever la mesure de protection et où, de surcroît, M. Macron, pour oublier ses difficultés en politique intérieure, incite ses collègues à jouer les matamores, on a le sentiment terrible que l’Europe, vexée par la découverte de son incompétence, a perdu tout instinct vital.

Il est moins une pour annuler le Bürgenstock et organiser une vraie recherche de paix à laquelle seraient invitées sérieusement la Russie et l’Ukraine. Malheureusement, la Suisse n’est plus crédible pour ce faire.