Postfinance a cédé à la tentation des cookies

Surprise, ce matin : en voulant accéder à mon compte de Postfinance, j’apprends que je ne peux y parvenir que si j’accepte les cookies. Pas d’avis préalable, pas de choix possible dans les cookies, juste un accès aux conditions garanties (donc imposées!), et aux promesses de protection auxquelles personne ne croit, sachant que le monde d’internet est celui de l’impunité, du vol et de la tricherie, quelles que soient les lois votées par des parlementaires aussi crédules que pleins de bonne volonté !

Quel prix Postfinance a-t-elle négocié pour nous vendre ? Apparemment pas même de quoi supprimer les 5 frs de frais mensuels puisque Postfinance n’a pas eu l’élégance de nous offrir à l’avenir la gratuité de son travail (bien fait jusqu’à présent, il faut le reconnaître) en échange du pillage de nos données.

A qui nous a-t-elle vendus ? A Google ? En tous les cas aux Etats-Unis ou à quelque autre pillard sans scrupules. Mon écran va donc être envahi de réclames pour je ne sais quoi, d’offres de voyage ou autres entourloupes, soigneusement choisies, dit-on, en fonction de mes goûts. A bon entendeur : mon goût dominant est une allergie à la pub.

Le système des cookies est d’une malhonnêteté exceptionnelle. Personnellement, je n’accepte jamais aucun cooky, ce qui m’empêche de prendre connaissance d’un certain nombre de textes ou d’entretiens, voire d’accéder à certains spectacles. Tant pis ! Je n’ai pas envie de mettre ma messagerie à la disposition des abuseurs d’énergie et du temps des autres, des rouleaux compresseurs de la variété des goûts et des opinions, des voleurs patentés d’identité.

Maintenant, je suis coincée par la malhonnêteté de Postfinance. Comment échapper à la pieuvre informatique ?