Strasbourg, ça suffit!

Le jugement récent de Strasbourg concernant la Suisse dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique est une consécration de l’arbitraire.

Dans un pays démocratique, le juge ne contrôle une décision politique et strictement politique – telles que les questions relatives à la politique de l’environnement – que si cette question porte atteinte aux droits fondamentaux de la personne. En effet, les mesures politiques sont très souvent des mesures essentiellement dictées par l’appréciation momentanée des faits. Un tribunal suprême, tel celui de Strasbourg, qui n’est pas un tribunal du fait mais du droit ne revoit le droit que sous l’angle d’une appréciation arbitraire des faits.

Ce n’est pas parce qu’une mesure politique déplait à une minorité qu’elle est a priori arbitraire.

En Suisse, où les lois sont soumises au contrôle populaire à chaque niveau politique, il faut que l’application soit entachée d’un lourd arbitraire pour que le juge puisse intervenir. Et le Tribunal fédéral est très attentif, dans ses jugements, à éviter les dérives qui sont la porte ouverte à l’arbitraire.

En matière de politique environnementale ou climatique, les appréciations de fait ne cessent pas de se modifier : au nom de cette appréciation, les autorités ont conseillé les voitures diesel puis les ont déconseillées, incitent à troquer les voitures à essence contre les voitures électriques, mais s’inquiètent des problèmes environnementaux liés aux déchets et aux métaux précieux, ont incité au chauffage électrique, puis l’ont interdit, ont recommandé le gaz, puis, pour des raisons purement politiques, l’ont fortement déconseillé, recommandent les panneaux solaires mais les interdisent sur des bâtiments historiquement protégés, etc…

Bref, les pesées d’intérêts varient et les citoyens son ballotés au nom d’une protection à propos de laquelle la science n’est nullement absolue.

Que des juges hors sol se mêlent de revoir des options qui relèvent strictement d’appréciations locales témoigne simplement du caractère non juridique d’une lutte contre des phénomènes climatiques dont personne n’a la maîtrise ni ne comprend parfaitement la cause. Il se trouve que la politique exige la connaissance et la prise en compte de beaucoup de paramètres pour que des mesures soient adaptées à une société et ne causent pas plus de dégâts humains qu’elles n’assureraient de protection.

 

Quant à prétendre – comme on l’a entendu à l’émission Forum de la RTS hier soir 9 avril où était rapporté ce qu’auraient dit les juges de Strasbourg – que l’inaction climatique est une violation des droits de l’homme et que la protection climatique est un droit fondamental, c’est d’autant plus inquiétant que cela consacre une toute puissance aux prétentions scientifiques et aux lobbies qui savent en profiter.

Mensonge de l’OTAN ou de la RTS?

L’OTAN fête son 75e anniversaire en montrant ses biceps et bombant le torse. Son secrétaire général, M. Stoltenberg, célèbre « l’Alliance la plus forte et la plus couronnée de succès de l’histoire ».
Et notre RTS évoque naturellement aussitôt (4 avril à 12h45) les manœuvres impliquant un énorme déploiement de forces qui se déroulent en ce moment en Roumanie et qui sont censées répondre à une attaque imaginaire d’un ennemi « de force égale, qu’on ne nommera pas ».

Citation tronquée de l’art. 5 du Traité de l’OTAN
Evoquant la justification du soutien des pays de l’OTAN à l’Ukraine, la RTS montre le texte flouté et illisible de l’art. 5 du Traité de l’OTAN, en en reproduisant l’extrait suivant:
«Une attaque armée survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les Parties ».
Cette citation, mise en évidence sur une texte flouté du Traité, est tronquée.
L’art. 5 dit en réalité : « Les Parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une d’elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les Parties et en conséquences, elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’art. 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la Partie ou les Parties ainsi attaquées… ».

Est-ce la RTS qui a menti ou n’est-elle que le valet de l’OTAN ?
Dès le début de l’invasion de l’Ukraine, je me suis demandé pourquoi l’OTAN – donc les pays de l’Union européenne en plus des USA – soutenaient l’Ukraine qui n’est pas membre de l’OTAN (raison sans doute pour laquelle la Russie l’a attaquée, avant qu’elle le devienne).
Ce soutien – dont on apprend qu’il a été « officiellement justifié » par une lecture truquée du Traité de l’OTAN – n’a d’autre but que la glorification espérée des USA sous couvert de l’OTAN.

Le soutien de l’OTAN est un soutien aux dépens de l’Ukraine et de l’Union européenne.
Craignant à juste titre l’éclatement d’une 3e guerre mondiale, l’OTAN (M. Biden) interdit à l’Ukraine d’utiliser les armes reçues pour causer des dommages à l’intérieur de la Russie ; or la défense efficace du pays attaqué passe aussi par la contre-attaque dans le pays attaquant. L’interdiction faite à l’Ukraine la condamne à perdre, ce qui est déjà le cas. M. Biden le sait mais pour lui qui, avec les faucons qui le mènent par le bout du nez, a déclaré dès le début de l’invasion « il faut écraser la Russie », il est nécessaire de faire durer le martyr des Ukrainiens jusqu’aux élections afin de pouvoir mettre tout échec sur le dos des Républicains, quel que soit l’élu final.
Et pendant que l’Amérique et M. Stoltenberg se vantent de la force et des succès de l’OTAN, les Ukrainiens meurent, leur pays se dépeuple et se transforme en un champ de mines et de ruines et l’Union européenne s’appauvrit, doit reconstituer son propre arsenal à ses frais et se demande si elle va suivre ses « va-t-en guerre ».

La RTS, elle – par sottise ou par aveuglement ? – se fait l’alliée des menteurs, fauteurs de morts, en reproduisant un texte tronqué, tandis que la Suisse trahit sa neutralité au bénéfice des menteurs. Mais nous réveillerons-nous une fois ?

L’église de l’inclusion, oui! Mais de l’inclusion de quoi?

L’Eglise évangélique du Canton de Vaud (EERV)a fait parler d’elle dernièrement pour avoir organisé une « soirée de réflexion à Lausanne » (titre dans 24H du 14 mars, p. 5), in casu « une soirée thématique sur l’éthique du BDSM » (même source).
Pour ceux d’entre vous qui, comme moi, ont besoin d’un petit rafraîchissement de la mémoire parce que leur catéchisme est ancien, BDSM signifie « bondage, discipline, domination, soumission et sadomasochisme). Cela vous rappelle-t-il la préparation de votre Confirmation ? Bon ! Le monde change !…..
On apprend en lisant l’article de 24 H que l’invitation à la soirée émane de la « Plateforme des « inclusivités LGBRIQ+ », groupe de parole et de partage en actions au sein de l’EERV. Je précise qu’il s’agit d’une nouveauté qui date de la campagne de votation en relation avec « le mariage pour tous ». L’un des conseillers synodaux (membre de l’exécutif de l’EERV) nous apprend, toujours grâce à 24H, qu’il a reçu mandat du Conseil synodal (dont il est membre) pour que se mette en place un « espace de réflexion sur les questions d’inclusivité et de conjugalité ».

Ne pas confondre l’inclusion des personnes avec l’inclusion des moeurs
La notion d’Eglise de l’inclusion a été développée soudainement à l’occasion précisément de la campagne de vote concernant le mariage pour tous. De manière surprenante, l’Eglise a découvert alors qu’elle devait être « inclusive ». Je croyais bêtement depuis longtemps que, conformément à ses principes constitutifs, l‘EERV ne faisait pas « acception de personnes », c’est-à-dire, était « inclusive », mais je commettais une grosse erreur. Il ne s’agit pas de pratiquer l’inclusion des personnes, mais l’inclusion des mœurs. C’est cela la nouveauté.

Inclusion des personnes ou inclusion des mœurs ?
Depuis que l’EERV s’est proclamée Eglise de l’inclusion, le malentendu s’est installé. Quel est exactement le mandat reçu par le conseiller synodal chargé de mettre en place un espace de réflexion sur les « questions d’inclusivité et de conjugalité » ? Lors de la très prochaine session du Synode de l’EERV, il est impératif que les membres s’enquièrent de la portée précise du mandat et surtout de la différence que l’EERV fait – ou ne fait pas – entre l’inclusion des personnes et l’inclusion des mœurs.
Le malaise est si grand, parmi les fidèles, à cause de cette confusion, qu’il est temps de mettre les choses au clair avant que les Eglises ne soient plus que des lupanars.

Les « valeurs occidentales » mais… quelles « valeurs »?

La présomption de culpabilité qui justifie non seulement le gel des avoirs de personnages russes présumés soutenir un régime politique – certes détestable – celui de M. Poutine, puis non seulement le gel mais peut-être la confiscation et l’affectation des intérêts de ces biens à la réparation des dommages de la guerre en Ukraine est-ce une « valeur occidentale » ? Certes, l’Ukraine a été attaquée par la Russie, mais elle ne l’a pas été directement par MM. et Mme tel et tel. Le gel des biens, puis éventuellement la confiscation des revenus et l’affectation de ces derniers à un pays, fût-il attaqué par le Gouvernement du pays dont les propriétaires des fonds gelés sont originaires, sont-ils des sanctions pénales ou civiles ? Dans le cadre de quel procès ? Ce ne sont que des sanctions politiques, arbitraires. L’arbitraire est-il une « valeur occidentale »?

Et pendant ce temps, Mme von der Leyen peut cacher aux Etats de l’UE les montants engagés sans mandat ni pouvoir envers Pfizer pour les milliards de vaccins commandés et personne ne considère qu’il s’agit d’une dilapidation éventuellement d’un détournement de biens publics. Est-ce une « valeur occidentale » ?
Et pendant ce temps toujours, M. Assange est peut-être menacé d’extradition de la part du Royaume-Uni et d’une peine de 175 ans d’emprisonnement aux USA, pour avoir dénoncé et prouvé des crimes contre l’humanité commis par des soldats de l’armée américaine, mais personne ne souhaite parler de ces crimes alors que l’on énumère ceux prétendument – c’est hélas ! possible, mais non encore prouvé – par des soldats de l’armée russe. Deux poids, deux mesures : est-ce une « valeur occidentale » ?
Et pendant ce temps l’Ukraine, autant que la Russie, est connue comme un Etat où fleurit la corruption, mais elle est dans le camp « du bien ». Est-ce une « valeur occidentale » que de distinguer la corruption des « justes » de celle des « méchants ?

Non ! Ne parlez pas des « valeurs occidentales », mais considérez simplement que toute guerre est une catastrophe et que seuls ont encore des valeurs ceux qui mettent toute leur intelligence, leur énergie et leur honnêteté dans la recherche d’une solution de paix au risque de se faire accuser par les va-t’en guerre de « négocier avec le diable » et de n’encourir que le mépris des « purs ».

Y aura-t-il des limites à la vengeance?

Oui, l’attaque du Hamas le 7 octobre a été atroce, mais combien de temps et au prix de combien de morts, de combien de souffrances imposées à des civils, à des enfants en particulier, a-t-on le droit de « se venger » ? Parce qu’il faut quand même appeler les choses par leur nom, les souffrances imposées aux Gazaouis ne sont plus de la légitime défense, c’est de la vengeance, vengeance par dépit de n’avoir pas su prévenir l’horreur du 7 octobre, vengeance personnelle peut-être de M. Netanyahou, qui se protège derrière la cruauté du Hamas et néglige d’ailleurs les otages de son propre pays encore aux mains du Hamas (ou les saurait-il déjà tous morts dans la bande de Gaza ?).
Quels pays arriveront à rappeler M. Netanyahou et les chefs du Hamas à la raison ? Quand est-ce que les USA, M. Biden en tête, cesseront leur double jeu ? Que fait notre pays, gardien des Conventions protégeant les populations civiles? De qui avons-nous peur ? De l’Etat d’Israël ? Des pays arabes ? Les Pays européens n’ont pas le droit de se taire. Ce n’est plus une question politique. C’est devenu un problème strictement humanitaire devant lequel tout silence est un acte de complicité.

L’art difficile de se taire en public

Plusieurs anciens conseillers fédéraux avaient jugé nécessaire de s’exprimer publiquement au sujet de l’initiative populaire relative à la 13e rente AVS. Pour quelle raison ?
Ils ont certes, chacun, le droit d’avoir une opinion et ils sont, chacun, un citoyen à 100 %, mais était-ce élégant, voire correct, de prendre une position publique, celle-ci fût-elle analogue à celle de leurs collègues en fonction ? Quand on ne peut pas échapper à son titre officiel (ici, d’ancien membre du Collège fédéral) on ne peut pas prendre une position publique où précisément ce titre joue un rôle.
Et si, à une autre occasion, ces mêmes anciens conseillers fédéraux sont en désaccord avec la position du Collège exécutif en fonction, leur simple refus ou silence donnera lieu à des exégèses variées, à des interprétations fantaisistes ou à des spéculations trompeuses ou erronées.
Une fois de plus, la discrétion – si peu conciliable avec la notoriété – aurait été une qualité : « servir et disparaître ».

Cette attitude de quelques « anciens » met en évidence une grosse faute politique que je ne cesserai jamais de dénoncer : le fait que le Conseil fédéral continue à vouloir engager l’un ou l’autre de ses membres dans la campagne précédant une votation fédérale, oubliant que ce n’est que la décision du Parlement, éventuellement celle du peuple, qui est sujette au vote, jamais directement celle du Conseil fédéral. Lui, le Conseil fédéral, il devra tirer les conséquences de la décision populaire finale et, éventuellement, la mettre en pratique. Point final.
Il n’est jamais favorable à la confiance en l’Exécutif que le peuple se sache en désaccord flagrant avec cet Exécutif, à cause du résultat du vote. Le désaccord avec le Parlement n’est pas grave, car le Parlement n’exerce pas le pouvoir, il assure (plus ou moins bien) la représentation populaire. Quand la majorité du Parlement est désavouée, après un vote, c’est l’Exécutif qui en subit les conséquences. C’est la règle du jeu dans une démocratie comme la nôtre. C’est bien là l’exceptionnelle difficulté de notre système constitutionnel, qui échappe totalement aux Etats européens et à la vanité de certains membres ou anciens membres d’exécutifs et qui déplaît à la Presse, avide toujours de personnes de pouvoir à encenser ou assassiner.

Cette fois, ce sont les auteurs de l’initiative pour une 13e rente AVS qui ont gagné. Les opposants, comité d’opposition, majorité parlementaire, ont perdu. Le Conseil fédéral, lui, devra proposer au Parlement la manière de mettre en œuvre le texte voté et d’assurer le financement de l’AVS tout en tenant compte de l’état des finances publiques. Et si la solution proposée par le Conseil fédéral n’agrée pas au Parlement et que celui-ci en vote une différente, ou même si la solution du Conseil fédéral est acceptée par le Parlement, le peuple pourra toujours lancer un referendum et le Conseil fédéral puis le Parlement devront, éventuellement, remettre l’ouvrage sur le métier. Pourquoi le Conseil fédéral perdrait-il du temps à défendre les décisions du Parlement – éventuellement contre la volonté populaire – pendant la Campagne référendaire ?

« Négocier avec le diable »

C’est sous ce titre que M. Pierre Hazan a publié, en 2022, aux éditions «Textuel », un passionnant petit fascicule dont il a été question à l’émission « Géopolitis » de la RTS du dimanche 14 janvier dernier.
Cette émission – et le livre de M. Hazan – devraient être étudiés par nos parlementaires et nos conseillers fédéraux avant les débats concernant la future éventuelle « loi interdisant le Hamas et les organisations apparentées » et mieux encore par tous ceux qui entendent répondre à la procédure de consultation en cours.
M. Hazan ne m’en voudra certainement pas de citer trois courts extraits de son livre :

P. 15 : « …en quittant le journalisme, puis les Nations Unies, où je fus même brièvement conseiller politique de la haute-commissaire pour les Droits humains, je me retrouvais impliqué dans des processus de paix et je m’entretenais courtoisement avec des gens qu’auparavant je vilipendais de ma plume…. La recherche de la paix avait désormais pris le pas sur la recherche de la justice. J’abandonnais l’éthique de conviction et la dénonciation des criminels de guerre pour l’éthique de responsabilité. L’idée d’être forcément du côté du bien dans l’éthique de conviction ne me satisfaisait plus, car elle me semblait détachée de la nécessité d’affronter la réalité de la vie internationale faite de compromis insatisfaisants et de pragmatisme, alors que je voulais continuer d’agir conformément à ma conscience. Cela supposait de se tenir sur un chemin de crête sans verser ni dans le pragmatisme cynique ni dans un angélisme naïf qui aurait été contre-productif. Pour reprendre une expression anglaise, la paix est un messy business ».

P. 17 : « … Depuis longtemps, j’ai abandonné le confort de l’éthique de conviction, ce luxe d’être cohérent avec soi-même, pour assumer l’éthique de la responsabilité. Une éthique de la responsabilité tournée vers l’efficacité qui encourage le compromis et le pragmatisme, selon les aléas de l’action, au nom de la finalité recherchée. ».

P. 19-20 : « Dans ce livre, je n’ai pas cherché à répondre à [d]es questions insolubles, mais à cartographier les zones éthiques les plus dangereuses et les dilemmes qui s’y rattachent pour établir quelques repères. Avec l’ambition assurément démesurée de contribuer à fournir une boussole morale pour les médiateurs dans un monde violent et en pleine recomposition. »

M. Hazan décrit peut-être dans ces pages – et dans tout son ouvrage d’ailleurs – ce qui devrait être la réflexion fondamentale d’un pays neutre conscient de ses responsabilités internationales dans la recherche systématique de la paix, responsabilités qui exigent le courage et l’humilité de renoncer à l’éthique de confort qui se contente de crier avec les loups, pour passer à l’éthique de responsabilité qui exige une grande force morale.

Plaidoyer pour les personnes et les peuples

Un marchand de Davos a donc cédé à la tentation de l’antisémitisme. C’est désolant ! Cela ne fait malheureusement que confirmer la confusion constante opérée entre les chefs d’Etat et leur politique, d’une part, et les peuples qu’ils gouvernent, d’autre part.
Cette confusion, on la vit chaque jour et elle est malheureusement entretenue par les pouvoirs publics eux-mêmes souvent qui cherchent à plaire ainsi à une partie de la population.
N’a-t-on pas vécu au début de l’invasion de l’Ukraine, une hargne contre les artistes russes, les athlètes russes, les soupçonnant tous d’être des suppôts de leur chef. Les sanctions prises contre les avoirs russes dans les pays européens sont d’ailleurs de la même nature : je n’arrive pas à comprendre que des pays qui se disent démocratiques et respectueux des personnes aient pu prendre des sanctions financières ou simplement des mesures ostracisantes contre des personnes présumées coupables parce que russes in casu. Sans parler évidemment de la volonté de confiscation des biens que défendent certains. A la limite, que des fonds d’Etat russes soient gelés, on peut le comprendre – sauf de la part d’un Etat neutre – car le chef de l’Etat représente bien l’entité publique. Mais plus, NON ! En tous les cas pas sans un procès équitable préalable.
J’en reviens à la vague d’antisémitisme qui semble déferler depuis la guerre contre Gaza. Mais pitié, M. Netanyahou n’est pas « tout le peuple juif » et même si beaucoup de juifs orthodoxes le soutiennent politiquement, chacun ne représente que soi-même et non pas l’ensemble du peuple dont il fait partie.
De même d’ailleurs, le Hamas n’est pas l’ensemble du peuple palestinien.

Certes, on nous a beaucoup dit, quand j’étais gosse, qu’on devait se souvenir qu’on est ambassadeur de son pays quand on voyage à l’étranger, ce qui devait nous inciter à nous conduire convenablement, à titre personnel. Mais nous savions bien que nous ne représentions pas la politique de notre pays.

Malheureusement, l’atmosphère de haine que distillent les nouvelles de tous les conflits qui se déchaînent actuellement dans le monde attise les manifestations les plus violentes que justifie cette mode actuelle d’affirmer que chaque conflit est une lutte du bien contre le mal alors qu’un conflit n’est jamais qu’un conflit où souffrent et meurent les « bons » comme les « mauvais ».

Le désastre à venir des élections américaines

Comment expliquer qu’un pays comme les Etats-Unis, de plus de 300 millions d’habitants, ne soit pas capable de proposer à ses citoyens d’autres candidats à la présidence que MM. Trump et Biden ? Je ne trouve qu’un seule explication : cette élection est devenue une parodie de démocratie. C’est en fait un achat de siège dans une vente aux enchères entre deux groupes de pression financiers.
La catastrophe mondiale qu’engendre la politique étrangère américaine louée aveuglément par une majorité des Etats européens incapables d’assumer leur propre indépendance fait sans doute le beurre de ceux qui vendent les deux candidats aux élections américaines.
Et pendant ce temps, on se réjouit qu’en Suisse, l’anglais devienne quasiment la 2e langue parlée (cf les nouvelles d’hier soir, 9 février, à la RTS). Un esprit de soumission vénale !
Quand nous réveillerons-nous ? C’est en vain que des historiens ou des spécialistes du renseignement rappellent l’histoire des relations russo-ukrainiennes ; aveuglés par la propagande américaine, les Etats européens veulent continuer à envoyer des armes à M. Zelensky afin qu’il fasse tuer ses hommes et détruire son pays pour «protéger » l’Europe.
C’est en vain que les humanitaires demandent un cessez-le feu à Gaza et la fin des massacres de la population civile palestinienne, M. Biden tient un double langage à l’égard de M. Netanyahou, attentif qu’il est à la pression d’une partie des électeurs israélites des Etats de son pays.
A cela s’ajoute le fait qu’on ignore quel jeu jouent exactement les Anglais.
Comment les pays européens ont-ils pu si rapidement se laisser « coloniser » par les groupes d’influence américains ? Ils ne peuvent plus maintenant que contempler la catastrophe à venir quel que soit l’élu. Les Etats-Unis les ont mis « hors jeu » de la politique mondiale.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire…

« … et pour réparer les torts éventuels ». Nestlé a passé aux aveux concernant son eau « naturelle ». A-t-elle causé des torts ? Je l’ignore, à moins que le contenu de ses bouteilles n’ait provoqué des empoisonnements ou n’ait coûté moins cher que le produit faussement garanti, ce qui aurait alors nui aux acheteurs. Le dommage ne doit toutefois pas être considérable pour les consommateurs.
Le dégât d’image, lui, est total. L’aveu tardif – spontané ? – ne l’évitera pas. Mais au moins, la « triche » est terminée. On peut espérer « repartir » à zéro. Comme en son temps, pour volkswagen.

Si seulement on pouvait en dire autant à propos de la récente « pandémie » du covid, des incompréhensibles secondes vagues de commandes de vaccins, des tromperies médicales ou/et scientifiques, des mesures de confinement et de fermeture des écoles toujours fortement déconseillées par les « Plans- pandémies » minutieusement préparés par des Commissions spéciales jamais consultées mais remplacées, en Suisse, par exemple, par une Task Force mystérieuse, nommée on ne sait vraiment par qui, selon des critères très discrets, avec un mandat confidentiel.
Et ces millions de vaccins périmés, comment les a-t-on détruits ? Ils ne contenaient pas des « virus » morts, puisque c’était là une de leurs grandes nouveautés par rapport aux vaccins classiques.

Quand rendra-t-on enfin publiques les recherches et révélations sérieuses de médecins, scientifiques de maints pays qui lèvent le voile sur l’énorme mise en scène. Quand organisera-t-on un vrai et honnête débat public avec des intervenants d’avis différents, sérieusement documentés, capables d’expliquer pourquoi ils ont suivi telle recommandation plutôt que telle autre.
Les erreurs sont compréhensibles, notamment quand il s’agit de prendre rapidement des décisions de nature politique car ces décisions-là sont toujours influencées par les sentiments et doivent tenir compte d’éléments impondérables liés à la nature humaine et aux mouvements citoyens.

Si les autorités politiques avouent ne pas savoir que faire, elles engendrent la panique. Mais ont-elles alors le droit – pour « rassurer » – de forcer à l’obéissance par la peur et la menace de sanction, et d’effectuer un véritable chantage aux dépens de la santé ?

La douloureuse expérience vécue avec la « pandémie » pourrait se renouveler avec l’IA et la numérisation. Et comme pour la pandémie, la pression internationale et la colonisation par l’économie mondialisée rétrécissent la marge de liberté et l’indépendance de la réflexion des autorités nationales. L’école et « le bien-être des enfants » sont un si touchant et généreux prétexte.