Un Canton à la dérive?

Les Vaudois ayant accepté majoritairement une réduction de 12% de leurs impôts cantonaux, le Conseil d’Etat pleurniche et les services publics annoncent un chantage par la grève en cas d’atteinte à leurs « droits financiers ». Mais plus personne ne s’intéresse aux pertes subies à cause des erreurs de l’Administration et même peut-être du Conseil d’Etat à cause de l’affaire du bouclier fiscal. Personne ne s’intéresse à l’avancement éventuel de cette « enquête spontanée » sans doute contre inconnu et sans grief connu, ouverte par le procureur, M. Kaltenrieder. Plutôt des larmes de crocodile et du chantage que de la clarté ! Cette situation est désolante. Peut-être n’y a-t-il eu que des erreurs, ce que je crois volontiers, car je déteste la présomption de mauvaise foi, mais si c’est le cas, est-on certain d’avoir corrigé le mécanisme éventuellement grippé dans un fonctionnement du Conseil d’Etat – ignorant tout de la manière d’agir de certains de ses services publics et peut-être plus particulièrement in casu de son Administration des impôts ?

Il faut reconnaître que la mode actuelle desdits services publics de recourir au chantage de la grève à la moindre contrariété ne simplifie pas la tâche du Conseil d’Etat. Aurions-nous vraiment perdu l’habitude de la concertation intelligente à cause du goût des spectacles ou de l’influence des Etats voisins ?

 

 

2 thoughts to “Un Canton à la dérive?”

  1. Prof. Sandoz,
    1. il est vrai que la politique spectacle ne va pas nous aider à résoudre des problèmes de fond.
    2. Il est d’autant plus vrai qu’il aurait été élégant de « rassurer » la population à propos de cet étrange bouclier fiscal. Mais vous savez aussi bien que moi-même que rien de tel ne peut se passer au sein du Canton de Vaud (votre Canton, mon premier Canton d’origine). Toutes et tous sont comme d’habitude blancs comme neige, même si cette neige a déjà fondu depuis longtemps et, bien évidemment, la couleur « marron sale » ne sied pas trop bien aux membres (ou anciens membres) du gouvernement vaudois.

    En parlant de grève, à l’époque nous devions comptabiliser les personnes « en grève » et elles avaient une réduction sur salaire. Je me demande si c’est toujours d’actualité ou si cela aussi a été éliminé (?!).
    Et peut-être qu’un jour ou l’autre, il n’y aura plus du tout de service public humain, mais uniquement des robots programmés. Et peut-être que le mot « humain » va aussi disparaître. On verra bien et ce sera « spannend » !

    Au plaisir de vous lire (de temps en temps), eab

  2. Un canton à la dérive ?
    Après la bataille.
    Ces commentaires et ces réactions sont infiniment désagréables et toujours négatives, voire anxiogènes.
    Je suis très déçu par ce blog de Mme Suzette Sandoz et les dérives qu’il engendre.

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