Les « nains » de Bruxelles sont de mauvaise humeur.

La perte de toute influence mondiale de l’Union européenne la met de mauvaise humeur et pour se venger, elle « prolonge les sanctions contre Jacques Baud », comme l’indique fort bien le titre d’un article en page 4 du Temps du 26 octobre, citant d’ailleurs « l’Impertinent ». Précisons que M. Baud est citoyen suisse, domicilié à Bruxelles. C’est un colonel d’état-major à la retraite qui a travaillé pour le renseignement suisse et exercé diverses fonctions pour l’ONU.

On entend d’ici les cris d’orfraie que pousseraient les nains de Bruxelles si la Russie prenait le même genre de sanction contre un de ses propres habitants, par exemple, supposé être en relation avec M. Zelensky : interdiction de se déplacer, interdiction d’accéder à ses comptes même pour se nourrir, et le tout naturellement sans la moindre procédure judiciaire, sans le moindre droit d’être entendu, sans la moindre esquisse de preuve. Faut-il que les nains de Bruxelles soient vexés de compter pour beurre dans les démarches de paix relatives à la guerre en Ukraine ! Heureusement qu’ils se prennent pour le « camp » du bien. Ils peuvent ainsi s’auto-congratuler et gonfler leurs pectoraux.

Notons en passant que si « le Temps » rappelle bien « que Jacques Baud ne peut plus disposer librement de ses comptes bancaires, notamment pour accéder à sa pension », il ne dit pas que c’est l’UBS qui a spontanément bloqué cette pension. Surtout, ne vous demandez pas quelle influence l’UBS a bien pu subir pour se conduire aussi mal puisque la Suisse ne reconnaît pas le règlement appliqué par l’Union européenne pour « sanctionner » M. Baud. Il faut dire que nos autorités fédérales ont à peine poussé un petit soupir en apprenant le sort réservé à un de leurs anciens colonels d’état-major à la retraite. J’ose espérer que le silence officiel de nos autorités couvre en fait des démarches diplomatiques délicates que l’on souhaite bientôt couronnées de succès, mais on peut craindre plutôt qu’il s’agisse surtout de ne pas « fâcher » les nains de Bruxelles avant les Bilatérales III ! C’est vrai que l’exemple du cas Baud pourrait faire craindre en Suisse que les « mesures de compensation » annoncées en cas de divergences futures lors de la reprise des mesures européennes, et déjà probables en cas de refus populaire des Bilatérales III après referendum, soient en fait des mesures de rétorsion arbitraires au parfum de vengeance. « Chat échaudé craint l’eau froide ». Merci, M. Baud, d’illustrer bien involontairement ce que peut être la vengeance d’un « nain » vexé qui se prend pour « le Bien ».

 

 

 

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