J’ai d’abord failli m’étrangler de colère, mais, réflexion faite, j’éprouve de la reconnaissance envers le Service de la protection des monuments historiques des CFF d’avoir enfin compris la souffrance infligée depuis des années au Général Guisan, aux anciens conseillers fédéraux vaudois Chaudet, Chevallaz et Delamuraz, de devoir vivre dans ce Buffet de Gare où ils ne peuvent jamais humer le fumet d’une saucisse aux choux, d’un jambon rôti, d’un filet de porc aux morilles, d’une côte de bœuf sur le grill, d’un gigot d’agneau doucement aillé et qui sait, en période de chasse, d’une petite caille farcie aux épinards et foie gras. .. C’est assurément un peu grossier d’avoir prétexté – pour les faire jeter – que les photos de ces quatre grands Vaudois, faute d’être des portraits à l’huile, n’avaient pas de valeur artistique. Mais un service des CFF ne pouvait quand même pas avouer qu’il comprenait que nos quatre grands Vaudois habitués à voir dans un Buffet de gare un lieu d’accueil où l’on vous sert aimablement à votre table, où se croisent des voyageurs de tous les milieux et cultures, aspirant à un moment de calme entre deux trains, souffraient le martyre dans ce nouveau Buffet sectaire (strictement végane et végétarien), self service, où l’on doit faire la queue pour payer sa consommation au risque de manquer le prochain train. Peut-être que ce Service CFF prévoit d’orner les murs du Buffet des photos actuelles de la place de la Gare que les archéologues de l’an 3’000 étudieront avec intérêt, spéculant sur la cause d’un tel cataclysme.
Merci Mme Sandoz ! C’est si joliment dit ! Très drôle et tellement vrai…
Vous avez mille fois raison de le prendre sur ce ton, chère Suzette Sandoz. L’humour est la manière à la fois la plus élégante et la plus efficace de dénoncer les Services CFF lorsqu’ils s’égarent dans les médiocrités à la mode ! Et votre inventaire des plats que l’on nous servait dans les Buffet de la Gare d’antan nous met l’eau à la bouche.
Que tout cela est bien dit, merci de porter haut et fort nos traditions et d’épingler les absurdités qui nous submergent!
Vous avez bien raison de prendre la chose avec humour.
Je me disais justement ce matin qu’il serait difficile d’imaginer Monsieur Delamuraz consommer en ce lieu pourtant mythique, une salade de quinoa tout en sirotant une infusion de fleur d’oranger.
Je partage exactement le sentiment de Mme Sandoz.
J’ai même été une fois au buffet de la gare spécialement pour protester, et j’ai demandé à parler au gérant. Je lui ai dit que j’étais indigné de ce scandale d’avoir enlevé le général et les conseillers fédéraux, que je tenais à lui dire mon sentiment là dessus ainsi que sur le fait que ce soit vegane, ce qui est une honte, mais qu’en aucun cas, tant que ce serait ainsi, je ne prendrais plus jamais la moindre consommation dans son établissement dont j’avais pourtant été un client fidèle toute ma vie.
Malheureusement, le végétarisme n’est pas une absurdité. C’est une tendance qui s’accentue pour tenter de protéger le vivant et lutter contre l’élevage industriel des animaux de boucherie. C’est bien plus qu’une question de santé personnelle.
Quant à la disparition de ces portraits, la relation avec les plats qu’ils dégustaient autrefois au Buffet de la Gare de Lausanne est un peu vite faite ? Il y avait peut-être d’autres raisons ?
Je déplore certes la disparition de ces figures tutélaires vaudoises, mais je suis végétarien depuis une vingtaine d’années…et âgé de 88 ans.
@André Durrussel-Pochon
Personne ne dit que le végétarisme est une absurdité. Bien au contraire, Toutefois, comme je l’ai dit dans mon commentaire, le Buffet de la gare de Lausanne ETAIT un lieu mythique. Quelque soient nos habitudes alimentaires, le Buffet de la gare proposait un large choix de plats afin de satisfaire les goûts de tout en chacun. Hélas, ce lieu est devenu sectaire puisqu’il exclut une partie de la population. De plus, la ville de Lausanne propose déjà un grand nombre de restaurants afin de satisfaire une clientèle végane ou végétarienne. On peut regretter également que le client soit contraint de faire la queue pour régler son addition. Tout ceci est fait pour économiser de l’argent sur le dos du consommateur.
Désolé, je maintiens mon opinion concernant les véganes et le véganisme. Si quelqu’un a envie d’être végétarien, comme Hitler l’était, c’est son droit. Mais il ne faut pas voulioir imposer cette idéologie aux autres gens comme le font les nouveaux gérants du Buffet de la Gare. Essentiellement je ressens l’idéologie véganiste comme un de ces éléments de décomposition parmi d’autres, visant à éradiquer les modes de vie traditionnels en nous culpabilisant hypocritemenmt sous prétexte de souffrance animale. Cela participe de la même démarche que le fait d’oter les portraits du général Guisan et des conseillers fédéraux vaudois. On veut déraciner le monde. On veut un buffet acratopège, exactement identique à celui qu’on pourra trouver à Kuala Lumpur ou à Singapour ou à Los Angeles. C’est une idéologie gauchiste, sans-frontièriste, rien d’autre. Au Buffet de la Gare de Lausanne, on pouvait avoir du papet vaudois, de la saucisse à rotir, de la cervelle. Donc on maintenait un art de vivre vaudois et suisse, spécifique. Pour les vins bien évidemment, on pouvait boire du chasselas, du pinot noir, etc. Maintenant nos vignerons doivent arracher leurs vignes. C’est un drame. Mais il ne faut pas s’étonner. C’est la faute des nouveaux gérants du Buffet de la Gare. Je veux dire c’est la faute de cette idéologie dont je parle.
Je regrette que vous ayez mentionné exclusivement Hitler comme exemple de végétarien; cela peut être ressenti par certaines personnes comme une insulte déguisée. Tous les végétariens ne sont pas de tyrans!
Je comprends. Je ne voulais blesser personne et je me suis peut-être laissé entrainer à un coup de griffe trop polémique. Donc tous mes regrets si quelqu’un a été heurté. Mais c’est une tentation d’être polémique, dans ce monde englué dans le politiquement correct. On est parfois tenté par l’humour noir pour se moquer des idées bizarres devant lesquelles on nous demande de nous prosterner. Et puis c’est vrai: Hitler était végétarien. Il était excessivement sensible à la souffrance animale. Un peu moins à la souffrance humaine. Ca y est, j’ai de nouveau cédé à la tentation de l’humour noir…
Je suis d accord avec vous sur toute la ligne.
Je voulais m exprimer aussi sur le sujet concernant le vin et l arrachage de vignes…puis je vous ai lu..tout est dit .. je n aurais pas mieux dit..
Notre » Culture » peu a peu disparait.. et pas seulement dans ce domaine…
@Marie-France
Je dois avouer chère Marie-France, que c’est déprimant de voir à quel point, à part quelques rares comme notre chère Suzette Sandoz, dont on peut dire que si elle n’existait pas il faudrait l’inventer, vous, moi et quelques autres peu nombreux, on a l’impression que la masse est amorphe et se laisse mener sans réagir. Comment se fait-il que l’affront fait à notre identité par cette décision de dénaturer complètement l’esprit d’un lieu comme le Buffet de la Gare, n’ait pas suscité une réaction plus forte? A l’époque j’avais relevé une réaction qui m’avait plu, d’un jeune écrivain appelé Julien Sansonnens, qui est un plus un ancien POPiste, et qui avait dit ce que je ressentais. Mais c’est tout. Et il n’avait pas été très suivi sur ce sujet. Je finis par penser que les gens aiment se faire mener comme du bétail. Il n’y a qu’à voir le conformisme bêlant qui a dominé pendant le cauchemar COVID, où on a violé les consciences et personne n’a réagi.
Parfois j’ai l’impression que le peuple de bergers est devenu un peuple de moutons.
Je ne pensais pas avoir suscité une telle avalanche de réactions à propos du véganisme !
Une autre fois, je m’abstiendrai, car Mme Suzette Sandoz a eu raison de réagir.
Merci pour ce billet humoristique! Ce qui ne va pas avec la carte de ce « nouveau » Buffet, c’est son caractère fermé, exclusif, clivant et « monoculinaire »! En ne faisant que de la cuisine végane et végétarienne, cet établissement exclut tous les adeptes d’autres cuisines. Que le patron d’un restaurant X dans un quartier Y ne fasse que du végane, pas de problème, les clients sont prévenus, ils y vont ou non. Mais un buffet de gare, c’est différent. Il reçoit une clientèle très variée culturellement, internationale, bigarrée, adepte des cuisines les plus diverses. Cette clientèle se trouve là par obligation, et n’a pas forcément le choix d’aller ailleurs, horaires obligent. Donc, le buffet de gare se doit d’avoir une carte tout aussi variée que sa clientèle, qui offre au moins légumes, viandes, féculents, avec bien sûr des spécialités suisses et pourquoi pas étrangères, tout comme des spécialités végétariennes et véganes! Et j’en passe, mais cette carte de buffet de gare se doit d’être ouverte et inclusive!
Quant aux portraits de personnalités décrochés des murs, que dire sinon que c’est lamentable? On aurait très bien pu les laisser, et ajouter d’autres portraits!
La politique des CFF avec ses buffets, Burger King à Genève par exemple, laisse pantois. J’y vois comme un signe de recul civilisationnel!
C’est le problème avec l’époque que nous vivons. L’affaire du Buffet de la Gare peut paraitre anodine, mais elle provoque une exaspération, car on sent qu’on est confrontés à une doxa anti patriotique, qui veut nous interdire, par exemple, d’avoir une gastronomie locale. Alors bien sûr, je sais bien que cela n’est pas l’intention de M. Durussel Pochon, qui n’est pas un tyran contrairement à Hitler. Mais il n’en reste pas moins que nous subissions une forme de tyrannie végane au Buffet de la Gare car les non véganes sont discriminés et exclus. Avant les véganes n’étaient pas exclus. Ils pouvaient commander une salade. On sent que nous entrons dans un monde où bientôt dans les établissements publics on nous obligera à manger des insectes, il faudra présenter un certificat de vaccination (ça nous l’avons déjà subi et c’est difficile à oublier) et si ça continue dans cette voie, la suite logique sera qu’il faudra même montrer un certificat d’opinions politiques conformes au gauchisme bien-pensant. Donc on ressent une ambiance de tyrannie idéologique. Du moins, personnellement je la ressens. Pour le moment elle est « soft », quoique… Voilà pourquoi on est tenté d’ironiser sur Hitler. Et toutes mes excuses aux véganes qui se seraient sentis heurtés.
Et oui, je persiste et signe dans l’accusation visant les responsables des CFF, qui ont pris cette décision de nous imposer un buffet de la gare teinté d’une idéologie de combat contre notre identité. C’est vraiment cette mentalité là qui est la cause de l’arrachage de nos vignes et de la ruine de nos vignerons.
Il est bien évident que cela devrait être considéré comme une obligation des buffets de la gare dans tout le pays de promouvoir les vins suisses, mais aussi la viande suisse, la charcuterie suisse, les légumes suisses etc. L’introduction d’une doxa végane dans ce genre d’établissement emblématique est vraiment un affront à la Suisse et à tout ce qu’une grande régie fédérale a le devoir de défendre et protéger. Cela met de mauvaise humeur.
@J.-V. DE MURALT
La situation est en effet dramatique pour certains vignerons. Devoir arracher ses vignes est un véritable crève-coeur d’autant plus que ces vignobles ont fait la fierté des générations précédentes qui y ont consacré leur vie et toute leur énergie. Un petite remarque qui ne va pas faire plaisir à certains médias. Je constate aujourd’hui que certains journalistes de la RTS n’hésitent pas à faire des reportages sur le sujet et c’est évidemment une très bonne nouvelle. Malheureusement, il n’y a pas si longtemps, certains d’entre eux ne rataient pas une occasion pour nous rappeler que le vin est très mauvais pour la santé. C’est un peu tard pour faire machine arrière. Bien entendu, la consommation abusive d’alcool est nocive comme chacun le sait.