M. Trump est très occupé au Moyen-Orient où il fait hélas la preuve de son ignorance maladive; il a, à ce jour, raté toutes ses tentatives de paix avec la Russie au sujet de l’Ukraine ; l’Union européenne s’est plainte d’être écartée de ce processus de paix ; l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN donc l’attaque par la Russie ne concerne les Etats européens que parce que l’Ukraine est située en Europe et que l’art. 5 de la charte de l’OTAN a été interprétée de manière truquée; d’ailleurs, l’OTAN n’est plus prise au sérieux par M. Trump sauf si elle peut lui être utile. Ne serait-ce donc pas le moment rêvé pour que la paix soit négociée entre Ukrainiens et Russes avec les bons offices de l’Union européenne ?
Or plus personne ne s’intéresse actuellement à la « campagne d’Ukraine » sinon pour essayer d’échapper au coût qu’elle génère en hommes, en armes et en argent et pour détourner éventuellement les regards des problèmes de politique intérieure. Ne serait-ce pas l’occasion de négocier avec la Russie la fin des sanctions ? L’Europe ne pourrait-elle, dans l’intérêt des belligérants autant que dans son intérêt propre, mettre tout en œuvre pour essayer de « liquider » ce conflit cruel et désolant ? Sans doute a-t-elle « peur », cette Union européenne en plein effilochement, d’un retour de bâton éventuel de M. Trump sous forme de taxes douanières, mais la peur est mauvaise conseillère. Peut-être serait-il judicieux de profiter de l’énorme perte de crédibilité de « l’Oncle Sam » tant sur le plan intérieur que sur la scène mondiale…
La diplomatie a besoin de silence et de temps. Puisse-t-elle être déjà en train d’œuvrer entre Russes et Ukrainiens, dans une totale discrétion ! Et puisse même la Suisse – qui sait ? – être déjà à nouveau « utile » notamment grâce à sa présidence de l’OSCE!
Chère Madame Sandoz,
il faudrait davantage de personnalités de votre trempe, de votre sagesse et de votre clairvoyance pour diriger notre pays et les va-t-en guerre qui nous entourent.
Renoncer aux sanctions contre la Russie… J’ai l’impression que ce qui fait peur aux Européens, c’est moins le retour de bâton de Trump que le souvenir des accords de Munich. Essayer de s’arranger avec Poutine, est-ce que ce n’est pas prendre le risque de lui donner le champ libre? On peut soutenir l’opinion que cela n’a rien à voir; ou l’opinion inverse. Mais au-delà des opinions, sur quels éléments objectifs peut-on s’appuyer pour trancher, et ce avec un degré suffisant de certitude, compte tenu de la gravité potentielle des conséquences?
Que Dieu ou une autre ou les deux ensembles vois entendent!
Dieu vous entende Suzette, mais. Dernierement il affiche de nombreux signes de surdité… Dommage
Excellente idée, et ce serait une très belle opportunité pour la Suisse de revenir sur l’avant-scène internationale ! Il y a déjà eu trop de morts, et personne ne délogera l’Ours de là où il est maintenant. Par ailleurs, pardon d’être aussi matérialiste, normaliser nos relations avec Moscou nous permettrait, une fois virées ces absurdes sanctions, de profiter à nouveau des hydrocarburrs russes, ce qui ne serait pas négligeable en ces temps de guerre en Iran.
J’aimerais partager l’espoir de Mme Sandoz d’un règlement diplomatique du drame ukrainien par les dirigeants européens. Mais ceux-ci me semblent tellement enferrés dans leur russophobie et leur bellicisme que cela me paraît malheureusement illusoire, d’autant plus qu’Orban , un des derniers freins à ce délire, vient de tomber. Au contraire ces dirigeants européens, ayant depuis longtemps perdu tout bon sens, préparent insidieusement les populations à envisager un envahissement de l’Europe par les Russes ! Mais pas avant 2030 car il faut nous laisser le temps de nous y préparer!
Pierre Flouck
Merci, chère Madame Sandoz, pour votre tentative de débloquer ce conflit effroyable qui ne crée que des perdants. Puisse votre article être lu par des personnes en situation d’intervenir dans le sens que vous proposez.
Mais hélas, depuis le début, les positions n’ont pas changé. Elles se sont même durcies.
Les USA, qui sous l’administration Biden voulaient utiliser l’OTAN et les sanctions pour «écraser la Russie, afin qu’elle ne puisse plus se relever durant plusieurs générations», n’ont pas changé d’objectif. La demande d’annexion du Groenland visait bien à «lutter contre la Chine et la Russie», comme M. Trump l’a ouvertement expliqué. Ce qui a changé, c’est que l’effort de l’OTAN est maintenant porté par l’Europe, qui a fait de cette guerre son affaire.
Pour que la diplomatie puisse reprendre un rôle positif, il faudrait que le narratif qui s’est progressivement imposé grâce aux efforts de la propagande, puisse être au moins partiellement revu. Car il est devenu un « fait incontestable » que:
– on ne discute pas avec la Russie, elle ne comprend que le langage de la force
– pour pouvoir négocier, il faut d’abord que la Russie perde la guerre
– Poutine = Hitler
– Minsk = Munich, donc forcément on va se faire rouler si on entre en discussion
– Poutine n’a pas d’autre but que d’imposer le rêve de la Grande Russie, dominer toute l’Europe.
Mais ne perdons pas espoir, car heureusement la 2e guerre mondiale s’est terminée.
Alors poursuivons la comparaison, car c’est inéluctable:
Pour libérer le monde du nazisme, il a fallu avoir le courage de bombarder les populations civiles allemandes (Dresde par exemple). Et celui d’envoyer, comme point final au conflit, deux superbes bombes au Japon. Les USA l’ont fait. Aujourd’hui, les deux puissances nucléaires européennes, la Grande-Bretagne et la France, ne pourraient-elles pas se dévouer pour intervenir, une à Moscou, l’autre à Saint-Petersbourg? La préservation de la liberté, de la démocratie, de nos valeurs, n’est-elle pas à ce prix? Pardonnez mon cynisme!
Vous l’aviez relevé tout au début du conflit: «L’Europe se tire une balle dans le pied!» Comme c’est vrai. Mais il y a comme une force invisible qui empêche les protagonistes de changer de trajectoire. Il y a aussi des intérêts objectifs, bien sûr. La France, en particulier, au bord du gouffre sur le plan financier, aurait intérêt à éliminer son principal concurrent: en Afrique où elle pourrait reprendre pied et rapatrier davantage de juteux bénéfices; dans la construction et l’entretien de centrales nucléaires; dans la vente d’armes.
La France se présente d’ailleurs comme le plus fervent va-t-en-guerre européen, pour la fourniture d’armes à l’Ukraine et le réarmement à marche forcée, quoi qu’il en coûte. Son point de vue, par le biais notamment du groupe d’information Tamedia, exerce une forte influence sur l’opinion suisse. La reprise d’articles du journal Le Figaro y est régulière. Or, le savons-nous? Le Figaro est entièrement aux mains du groupe familial Dassault…
Mais j’espère comme vous que des diplomates agissent dans l’ombre, même de manière officieuse, avec des intentions bienveillantes. Entre eux, ils se connaissent parfois, et savent à qui ils peuvent parler dans une relative confiance.
Peut-être aussi, dans les milieux d’Eglise, pourrait-il y avoir des contacts, entre «pécheurs pardonnés» que nous sommes tous.
Car il faut bien un minimum de dialogue et de confiance pour que les horreurs s’éloignent et la vie puisse renaître.
@ Olivier Buttex
Dans chaque conflit, il y a aussi des acteurs qui espèrent tirer des bénéfices stratégiques ou opportunistes qui peuvent s’avérer colossaux – à la mesure du conflit.
C’est vrai autant sur le plan économique que sur le plan politique.
Que les classes moyennes ou les pauvres trinquent ne changent rien au jeu.
Donc pour nuancer, plutôt que d’espérer dans la diplomatie en particulier, je préfère espérer dans la population au sens large – à savoir que chacun et chacune peut participer dans sa vie à proposer autre chose que le narratif désespérant de la « guerre des civilisations » ou la « guerre contre les virus » ou la « guerre des sexes », etc.
Et si l ‘ Europe proposait à la Russie de l inclure dans l ‘ UE.. elle le fait bien pour l ‘ Ukraine ..que l on inviterait aussi..
A condition que l ‘ Europe change de cap , c ‘ est à dire devienne » une Europe Confederale ,de l Atlantique à l ‘ Oural dans laquelle les États membres coopereraient, signeraient des accords mais resteraient libres de leur destinée » Avec une telle Europe, je suis sûre que même nous, les Suisses y adhererions volontiers.. mais je dis bien une VRAIE CONFEDERATION !!!
Le général de Gaulle pensait que cette vision permettrait de mettre fin à la guerre froide.. une guerre froide qui pouvait nous conduire à une vraie guerre .. n est- ce pas un peu la même situation d aujourd hui?
Encore faudrait-il que l ‘ Oncle Sam ne nous mette pas les bâtons dans les roues et qu’ il n y ait pas un des États membres qui veuille jouer les gros bras…. en imposant une sorte de Von der Leyen…