Il y a enquête pénale et enquête pénale

Presque jour après jour, nous sommes informés de la progression de l’enquête relative au terrible drame de Crans-Montana ; aucun détail nouveau ne nous est épargné, en particulier quand il s’agit de mieux noircir certaines personnes « présumées innocentes ». L’accident est incontestablement terrible et je m’associe totalement à la peine de toutes les victimes.

Mais on ne peut s’empêcher de comparer cette publicité à la discrétion qui entoure certaines enquêtes, par exemple, celle, ouverte spontanément par le procureur du Canton de Vaud au sujet du bouclier fiscal. Aucune curiosité journalistique à ce sujet : est-ce une enquête contre inconnu ? Pour quel motif pénal ? Comment avance-t-elle ? Le procureur a-t-il ordonné la saisie de certains dossiers ? A-t-il déjà entendu plusieurs personnes ?

Certes, plaie d’argent n’est pas mortelle, mais un dysfonctionnement administratif grave qui dure plusieurs années peut être mortel pour la confiance des administrés et le fonctionnement de la démocratie.

Le fait que le Grand Conseil soit parvenu, grâce à certaines contorsions politiques, à remplacer la Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) – refusée notamment par le PLR moins une voix – par une Commission de contrôle de moindre envergure dont il est dit qu’elle ne pourra fournir de rapport avant une année au moins a-t-il rendu toute enquête pénale inutile ? Ou, plus simplement, la désignation de cette Commission de contrôle a-t-elle une influence quelconque sur cette enquête pénale ? En une année, on oublie bien des choses ! Serait-ce une chance ? Ou bien  l’enquête spontanée n’était-elle qu’un leurre ? Trop de silence finit par stimuler l’imagination.

5 thoughts to “Il y a enquête pénale et enquête pénale”

  1. Et le voilà ce grain de sable que j‘attendais. Il y effectivement des attitudes surprenantes. Et maintenant, nous serons bientôt tous spécialistes en pyrotechnique et ignifugeage. Reste que le citoyen lamba passe à la trappe.

  2. Les autorités nous font systématiquement croire, dans de nombreux domaines, qu’elles font des contrôles et appliquent les lois, mais ce n’est pas le cas. Aucune recherche de la vérité, opacité, procédures qui durent des années et fonctionnaires jamais responsables … Comment continuer à leur faire confiance ?

    1. @Michèle Herzog, on ne peut pas avoir confiance, in sur Vaud, ni en Valais ou plutôt surtout pas en Valais. Il n’y a plus de contrôles (obligatoires partout ailleurs) et les autorités s’en foutent complètement ….

      Anecdote 1: lorsque vous êtes enfumés-intoxiqués dans un logement de vacances, en raison d’une cheminée adjacente très mal entretenue et jamais curée, les valaisans rigolent et rigolent encore … très grassement. Effectivement, c’est très rigolo de devoir faire intervenir le Service du feu « valaisan ». Et les portes qui vous tombent dessus (charnières mangées par les cirons), avec blessures, c’est aussi très rigolo en Valais. La suite est trop longue pour un blog.

      Anecdote 2: en Valais, sur un parking d’immeuble lambda, on observe des enfants de 7-8 ans détruire à la hache et au marteau les meubles d’une personne défunte, meubles précédemment jetés par la fenêtre du logement de la défunte personne. Il paraît que c’est normal en Valais. Je vous laisse juge. Je précise que ce ne sont pas des enfants « étrangers » mais des enfants valaisans et je ne note pas le nom de famille si typique de la contrée ….. Valais de l’Ouest.

      La Suisse de l’Ouest est devenue une espèce de truc sans foi ni Loi qu’il vaut mieux éviter à tout prix. eab

      1. Mais non, chère Madame,
        Il y a dans la Suisse de l’Ouest comme partout dans le monde, des personnes de valeur et des « pestes ». A nous d’essayer de transmettre les valeurs, mission d’autant plus difficile – mais peut-être d’autant plus nécessaire – qu’on peut avoir l’impression que c’est un ouvrage de Titan.

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