Qu’y a-t-il de pire et de plus dangereux que les guerres des « égos » et des « justes » ?
Ce sont pourtant de telles guerres qui empoisonnent aujourd’hui la vie internationale occidentale. L’égo d’un chef américain se mesure à celui d’un chef français soutenu par ses alliés allemand et anglo-saxon et par les cheffes de la Commission et de la diplomatie européennes. Quant aux justes, ce sont tous ceux qui revendiquent le titre de « défenseurs du bien » contre « le mal ». Certains le font – ô trahison ! – au nom de la religion (et il n‘y a certes pas que le chef américain qui soit dans ce cas, car le christianisme n’est pas la seule religion récupérée par les chefs politiques !) ; d’autres agissent au nom de leur civilisation « des droits de l’homme », inspirée certes du christianisme, mais aplatie par une laïcisation qui en a fait une arme d’auto-justification au lieu d’une force de paix. Tous se prévalent d’une démocratie dont ils ignorent splendidement les exigences réelles.
Comment sortir de ce choc des égos et de cette auto-glorification des « justes » qui rendent vains ou presque dangereux tout essai de discussion raisonnable, toute tentative de règlement réfléchi ? Pour ces chefs malades de leur autosatisfaction, les morts ne comptent pas. Ils sont prêts à envoyer « les enfants de leur Pays » se battre – même éventuellement contre leurs frères – donc risquer de se faire tuer, pour assurer le triomphe de leur conception du juste et du bon. Ils rêvent d’être des « chefs » couronnés de victoire, fût-ce aux dépens des peuples dont ils sont responsables et qu’ils ne savent souvent plus comment conduire. Certains sont assez aveugles pour prétendre au Nobel de la paix (entre nous, si on le leur remettait et que je l’eusse reçu précédemment, je renverrais le mien car je considérerais que ce prix n’est donc qu’une farce !).
Il faut avoir la culture, la lucidité et la force de caractère des humbles pour être un bon chef d’Etat et pouvoir contribuer à la paix. Autrefois, la neutralité de la Suisse pouvait y aider.
Le prix Nobel de la Paix EST une farce.
On en a eu la preuve à maintes reprises, notamment avec Obama qui a reçu le sien sur des promesses…
L’égo des chefs …
Oui, tout cela est pertinent…mais vous êtes bien sévère avec l’actuel président des Françaises et Français ?
Il s’investit dans la politique européenne, plus urgente à son avis que les divisions au sein de son pays, et pour lesquelles il ne peut plus rien faire.
N’est-ce pas très grave qu’un chef d’Etat considère « qu’il ne peut plus rien faire » pour guérir les divisions au sein de son pays et dès lors s’en détourne pour jouer parfois les va-t-en guerre dans les guerres des autres?
Cher Monsieur,
Il vous faudrait prendre entre les mains quelques livres comme : « Le President Toxique » d’ Étienne Campion ou
» L’homme qui n’avait pas d’amis » de Françoise Degois
Ce n’est pas une guerre des égos, c’est une guerre spirituelle entre le bien et le mal…
La démocratie, même si tous ont ce mot à la bouche, ce serait le pouvoir à la population.
Malheureusement, le pouvoir semble concentré entre les mains de toujours moins de personnes ici comme ailleurs. Et toujours plus éloignées de la population.
Davos en est une expression caricaturale, mais le fond, c’est que la population n’a aucun accès à Davos pour participer aux « stratégies » qui devraient façonner l’avenir.
Donc, autant se détourner de ce triste spectacle qui divise les gens.
Il est plus satisfaisant de s’occuper de ses enfants, de ses parents, amis, proches, son quartier, son potager, son art, etc.
Ce que les politiciens en question ont complètement abandonné soit dit en passant.
Plus nous en prendrons conscience, plus l’émergence de personnes humbles et lucides sera possible.
@Samy, tout à fait d’accord. Il faut se distancier de toutes ces personnes qui font de la politique parce qu’elles ne savent rien faire d’autre (de sain). Elles ont juste une enveloppe artificielle mais dès que nous égratignons un peu la surface, c’est le vide sidéral. Et les stratégies des uns et des autres sont, de toute évidence, des caprices qui changent tout le temps (en fonction du nombre d’électeurs, entre autres).
Perso, je n’ai jamais compris à quoi cela sert de « se faire voir » à Davos (ou à Crans-Montana ….) sinon juste de voir peigner dans le bon sens des égos surdimensionnés (égos qui ne pourront pas de toutes les manières être emportés dans la tombe).
Pour vivre heureux, vivons cachés….. d’ailleurs mes nouveaux cactus rares « exportés » en toute discrétion via le Simplon enneigé attendent des soins attentifs….. c’est du concret, pas du fake et il faut une vraie stratégie pour les acclimater ici.
PS: cela fait plaisir de vous (re)lire ….. eab