Ouf ! Le rapport Meylan relatif à Mme Dittli permet au PLR de lâcher celle qui a permis à une droite de hasard d’obtenir un 4e siège au Conseil d’Etat, puis, probablement, l’année prochaine, de se rapprocher sérieusement de l’UDC qui a nettement le vent en poupe, à la différence du minuscule Parti du Centre. Et pendant que la presse se gargarise d’une possible disparition prochaine du « trublion zougois » – il y a du sang dans l’air ! – chacun oublie sagement de s’intéresser à cette mystérieuse enquête pénale spontanée dans l’affaire du bouclier fiscal. Tout sera bientôt prescrit. On ne va pourtant pas s’exciter pour un éventuel demi-milliard soustrait aux finances vaudoises sur dix ans – par erreur ! – quand une « petite jeunette d’Outre-Sarine » a éventuellement « utilisé 10.000 frs pour financer un mandat public – bidon ? – afin d’échapper à une plainte pénale !».
L’histoire dira-t-elle une fois – dans un siècle ? – si Mme Dittli n’a jamais servi au PLR que de moyen d’utiliser une alliance avec l’UDC – un Parti qui, normalement, sent le soufre ! – pour faire élire une candidate de droite qui n’était pas UDC, puis justifier, après avoir proprement assassiné celle-ci, le soutien réel à l’élection, en 2027, d’un (e) candidat(e) UDC « momentanément purifié » par les « péchés » de la sortante ? Auteurs de romans policiers, à vos plumes !
Merci Mme Sandoz pour cet excellent article.
En effet, cet acharnement contre Mme Dittli démontre, de plus en plus, qu’elle sert de bouc émissaire afin de glisser sous le tapis des problèmes beaucoup plus graves au Conseil d’Etat, genre bouclier fiscal et autres copinages.
Souhaitons que Mme Dittli ne cède pas à ces pressions politiques et médiatiques.
Ce que vous décrivez là est le pire de la politique, à savoir les manigances partisanes ! Je trouve Madame Dittli plutôt sympathique et, en effet, dix mille francs face à un demi-milliard, c’est une goutte d’eau ! De plus, c’est à elle que ses gentils collègues, s’en lavant les mains, ont confié après l’élection les casseroles putatives de son prédécesseur ! Genevois, je connais mal la politique vaudoise, mais tout laisse penser que Madame Dittli a été désignée comme fusible. Qu’elle tienne bon est tout à son honneur !
Oui, tout cela est bien triste et affligeant !
Cela avait déjà mal commencé parce qu’elle venait du canton de Zoug, fille d’agriculteur, mais comme un corps étranger au sein du Gouvernement cantonal vaudois, ce dernier lui promettant cependant de l’aider pour gérer les finances.
Or, ce mécanisme de rejet a pris aujourd’hui une ampleur démesurée. Il faut en effet qu’elle tienne bon dans l’adversité jusqu’en 2027, cela même si ce n’est pas une affaire d’argent pour elle (Rente future d’une Conseillère d’Etat). Les agricultrices et agriculteurs de ce Canton, les vignerons et les artisans, cette nouvelle génération des « P.A.I » d’autrefois – comptent sur elle. Il faut la soutenir.
Bravo à Mme Suzette Sandoz pour ce billet qui dit exactement ce que je ressens. Valérie Dittli n’a RIEN à se reprocher. Les rapports des sieurs Studer et Meylan sont des concentrés d’hypocrisie et de tartufferie qui donnent la nausée. C’est les animaux malades de la peste: selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, et haro sur la baudet. Studer et Meylan devraient avoir HONTE de leur vilenie et mesquinerie. Miss Dittli n’a rien fait d’autre que de gérer pragmatiquement le dossier des gros contribuables qu’il importe de ne pas faire fuir pour ne pas devoir charger encore plus la classe moyenne qui est déjà écrasée d’impôt. C’est exactement ce que Broulis a toujours fait, avec raison, pour appliquer intelligemment le bouclier fiscal. Seulement Broulis représente le grand vieux parti radical et il est protégé, miss Dittli est une étrangère catholique issue du canton le plus détesté par la gauche: Zoug, car ce canton a des finances florissantes grâce à une politique fiscale unburokratisch et business friendly, contrairement au canton de Vaud. Comme le Centre ne pèse pas lourd au Grand Conseil, Dittli est le maillon faible, et alors c’est la bal des faux-culs, tout le monde se réconcilie sur le dos de cette pelée, cette galeuse dont vient tout le mal.
J’avais d’abord prévu que la goujaterie sans nom des collègues de miss Dittli, et des soi-disant experts pondeurs de rapports malveillants et biaisés, ainsi que la perfidie et déloyauté de certains fonctionnaires du département qui ont accablé leur cheffe, auraient la même conséquence que l’affaire Buffat dont se souviennent les gens de mon âge. Je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Un conseiller d’état Veillon UDC, avait sous ses ordres un haut fonctionnaire appelé Buffat qui avait un peu enjolivé les comptes de l’état conformément à une pratique qui à l’époque était tout à fait courante et admise. Veillon n’y était pour rien. Mais la classe politique de soi-disant « droite » avait crié haro sur le baudet Veillon, et comme l’UDC était, à cette époque, le maillon faible, Veillon avait été chassé comme un malpropre. Le résultat en avait été la victoire retentissante de la gauche – extrême et l’élection du sympathique communiste moustachu Zizyadis. Un autogoal magistral pour le centre droit vaudois. Je prévoyais la répétition du même scénario pour cette fois, et ç’aurait été bien fait pour toute cette bande de faux-jetons. Mais la situation a changé après la prestation impressionnante du sympathique Thuillard UDC. Maintenant le centre droit entrevoit la possibilité d’une victoire grâce à cette locomotive, à condition que miss Dittli veuille bien être gentille et débarrasser le plancher avec le sourire. C’est écoeurant!
Le conseiller Veillon avait eu sa revanche… si mes souvenirs sont bons …(il y a si longtemps que j ai quitte le Canton de Vaud!…) par son election au Conseil National..
Oui, peut-être qu’il avait élu au Conseil national. Miss Dittli pourrait aussi être élue au Conseil national. Mais il n’en reste pas moins qu’à l’époque cette affaire Buffat/Veillon avait été un suicide des partis bourgeois dans le Canton de Vaud et avait permis l’arrivée au Conseil d’état du communiste Zizyadis.
Il y a beaucoup de Vaudois, dont moi, qui portent miss Dittli dans leur coeur et lui sont reconnaissants d’avoir apporté un peu de fraicheur, d’intelligence, de spontanéité et de compétence dans la politique vaudoise (oui! oui! de la compétence, car elle est excessivement compétente, bien plus que tous ses collègues réunis). J’aurais donc espéré que se forme un mouvement pro Dittli qui fasse campagne partout avec pour programme le soutien inconditionnel à la conseillère d’état injustement et mesquinement mobbée et maltraitée. Je pense que cette stratégie aurait pu être payante pour le Centre, qui aurait ainsi pu devenir une vraie force dans le Canton comme force populiste contestataire de droite. Las, cette voie n’a pas été explorée. On est dans le Canton de Vaud, y a pas le feu au lac, qui ne peut ne peut. Donc miss Dittliu malgré ses grandes qualités n’a pas reçu le soutien qu’elle méritait. Maintenant la question se pose: que doit elle faire?
Là je vais faire du mauvais esprit. Je suis tellement révolté par la vilenie dont le petit monde politique vaudois a fait preuve envers cette jeune femme, que je lui conseillerais carrément de se représenter aux prochaines élections pour emm… tout le monde et faire avorter les espérances de la soi disant « droite ». Ca ménerait au Conseil d’état un nouveau Zisyadis, mais ça servirait de leçon à toute cette bande de gros(se)s dégoutant(e)s. Si elle ne veut pas aller jusque là, je lui conseille au moins de jouer le bras de fer jusqu’au bout avec les faux-culs qui l’ont accablée: menacer de se représenter et ne retirer sa candidature QUE si elle reçoit des excuses solenelles de tout le monde et que son innocence parfaite est reconnue officiellement. Mademoiselle Dittli faites cela svp. Peut-être que vous n’obtiendrez pas la justice qui vous est due, car l’officialité vaudoise a une consistance gluante et visqueuse qui la rend incapable du moindre geste élégant. Mais si on ne vous blanchit pas intégralement et officiellement avec des excuses très plates, alors exercez votre droit légitime à punir les méchants qui vous persécutent et maintenez effectivement votre candidature pour qu’ils soient renvoyés dans l’opposition et qu’ils aient au moins une législature pour méditer et comprendre à quel point ils ont été en dessous de tout et odieux sous tous les rapports.
Pour Valérie Dittli… hip hip hip hourrah !
Je voudrais encore ajouter une chose: je suis de droite, mais je n’accepterai pas une victoire de l’Alliance Vaudoise si elle repose sur l’injustice commise envers Miss Dittli et sur son humiliation. Actuellement on lui demande de se retirer avec le sourire et en demandant pardon. Non! non! non! Mademoiselle Dittli ne faites pas cela svp. En aucun cas cela ne serait acceptable. J’ai beau être de droite, je préfèrerais la victoire de la gauche pour punir ces salauds. Leur comportement fielleux, et parfois mielleux, est trop écoeurant.
Merci très vivement Mme Sandoz pour votre article et votre soutien à Mme Dittli. Ce qui est rassurant, c’est de constater que les scénarios imaginés par les politiciens et les hauts fonctionnaires très expérimentés, préférant l’opacité totale habituelle, sont parfois déjoués par quelques grains de sable (…) non prévus, en l’occurrence la curiosité et la persévérance d’une jeune femme pas très connue. Et en plus cela se retourne contre eux.
Mille félicitations Mme Dittli pour votre courage et votre résistance, en espérant pouvoir continuer à voter pour vous la prochaine fois.