Des enseignants ou des politiciens peu responsables

On a pu l’apprendre aux nouvelles de la RTS, il y a quelque temps, les élèves de certaines classes vaudoises en passe de ne pas être promus à la fin de ce semestre, le seront néanmoins dans la mesure où ils n’ont pas pu faire les derniers travaux de contrôle à cause des grèves de leurs enseignants ou/et à cause des émotions vécues ensuite de l’accident de Crans-Montana.

Si l’on peut comprendre que, dans quelques cas individuels, l’émotion causée par l’accident de Crans-Montana ait empêché certains élèves de participer à une épreuve scolaire ou une autre et puisse justifier un traitement particulier, éventuellement discuté avec leurs parents, en revanche, on doit se demander s’il est normal qu’une grève des enseignants soit la cause d’une modification officielle du cursus de quelques élèves sans que cela provoque la moindre réaction des responsables politiques. Supposons qu’au semestre suivant, les mêmes élèves ne puissent être promus, bien qu’ils aient pu faire tous les travaux de contrôle, auront-ils perdu une année au lieu d’un seul semestre ? Ou alors seront- ils promus envers et contre tout, en violation des règles légales et au risque que cela leur nuise par la suite ?

On ne peut qu’être surpris et déçus que cette conséquence de la grève des services publics n’ait fait l’objet d’aucune réaction de la part du monde politique. Décidément, cela ne tourne pas très rond dans notre Canton.

 

 

 

 

 

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4 thoughts to “Des enseignants ou des politiciens peu responsables”

  1. Je partage pleinement l’analyse de cet article. Ce qui se passe dans le canton de Vaud est préoccupant, mais il serait naïf de croire que le problème se limite à nos frontières cantonales. Partout en Suisse, et pas seulement dansle canton de Vaud, on observe une tendance inquiétante : trop souvent, nos responsables politiques semblent davantage préoccupés par leurs intérêts personnels, leur image ou leurs calculs partisans que par le bon fonctionnement de nos institutions.
    La situation relayée par la RTS à propos des promotions d’élèves après les grèves et l’accident de Crans-Montana illustre un malaise plus profond. Que des cas individuels soient traités avec humanité est une chose. Mais modifier officiellement des règles scolaires sans véritable débat politique ni prise de position claire interroge sérieusement sur le sens des responsabilités.
    Le silence du monde politique face à ces décisions laisse un goût amer. Gouverner, ce n’est pas esquiver les conséquences d’une grève ou d’une crise émotionnelle ; c’est assumer, expliquer et garantir la cohérence des règles. Si nos institutions doivent rester solides et crédibles, cela exige des élus qu’ils placent l’intérêt général au-dessus de leurs convenances personnelles. Malheureusement, ce n’est pas toujours ce que l’on constate aujourd’hui.

  2. Bonjour Madame,
    Je vous remercie de votre courage, et je pense complètement comme vous. J’ai même l’impression que cette catastrophe de Crans à bon dos: on a pu faire passer ces problèmes de manques de notes (dûs à la grève seulement) comme étant une sorte de conséquence de cette catastrophe de Crans. Et donc personne n’a osé s’y opposer. Joli coup politique !

  3. Eh!bien je partage entièrement votre avis. Il y a qq années, jamais je n‘aurais pensé à votre opinion. J‘y suis! Et je vous en remercie
    Brigitte Vogt-Dafflon

  4. Je partage entièrement votre analyse. Toutefois, certains établissements scolaires ont très bien réagi suite au drame de Montana. Par exemple. les Professeurs qui enseignent au sein du collège que fréquentent mes petits-fils n’ont pas devancé les questions des élèves. Par chance, aucun d’entre eux n’a été touché de près ou de loin par ce terrible accident. Les élèves ont donc repris les cours normalement début janvier. Il est bien clair que si il y avait eu des questions ou des inquiétudes, les enseignants auraient été disponibles. Je pense en effet que certains responsables d’établissements scolaires n’ont pas hésité à évoquer le drame de Montana afin d’occulter la réalité, à savoir que les grèves répétées de certains enseignants ont eu un impact négatif sur le cursus scolaire. Que la grève soit justifiée ou pas, ce n’est pas aux élèves d’en subir les conséquences.

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