La pub massacreuse du français!

La publicité est décidément une massacreuse du français !

Depuis des années déjà la pub pour la fondue – et je précise que j’adore la fondue ! – nous assomme avec un « plus ça sent, plus c’est bon ». Evidemment que dire « plus ça sent, meilleur c’est », ne sonne pas aussi bien et pourtant, cela « pue » moins aux oreilles. Quelle langue barbare ne nous impose-t-on pas pour vendre !

Depuis des années, notre journal préféré nous annonce fièrement que « nous serons livrés par porteur ». Merci vraiment beaucoup ! Livrer quelqu’un c’est le trahir, le remettre à l’ennemi, alors que livrer un journal à une personne, c’est le lui faire parvenir ou le lui remettre. J’ai essayé une fois d’expliquer cela au service des abonnés de mon journal préféré. On m’a répondu qu’il fallait « voir avec la direction ». J’ai laissé tomber.

Mais cette fois, la moutarde vient vraiment de me monter au nez :  je lis sur un site que si on veut s’abonner, on « sera facturé » chaque année. Décidément, la pub ne nous prend jamais que pour des choses ou des traitres ou des imbéciles. On facture un abonnement à une personne et non pas une personne à un abonnement. Je me suis permis de faire cette remarque à la personne responsable. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas mais je la sais trop intelligente pour ne pas avoir envie de corriger ce massacre d’une langue qu’elle maîtrise au demeurant avec élégance.

Pitié ! Pitié ! Pitié ! Il est parfaitement légitime de vouloir vendre un produit mais quand on a l’amabilité de faire la pub autrement qu’en anglais, alors qu’on ne massacre pas le français. Merci d’avance!

 

 

 

 

5 thoughts to “La pub massacreuse du français!”

  1. La pub massacre le français, les journalistes sportifs y contribuent aussi. Un exemple parmi d’autres: La piste a été injectée pour la rendre verglacée.

  2. Merci pour votre commentaire ! J’abonde entièrement dans votre sens (j’espère que c’est du bon français !!!). L’anglais qui envahit tout et maintenant le français dénaturé, ça suffit !

  3. Voilà un article bienvenu, chère Suzette Sandoz ! Je me permets d’ajouter une pièce au dossier. Il y a quelque temps, les professeurs de français de nos gymnases fribourgeois recevaient, en provenance de l’Institut littéraire de Bienne, qui fait partie de la Haute école des arts de Berne, un message commençant par : « Cher.èrexs professeureuses de français, nous vous invitons à nos journées d’information présentant le Bachelor en écriture littéraire. » Nous y trouvons d’autres pépites de l’écriture inclusive : « Les professeureuses de français sont les mieux placé.exs pour savoir quel rôle jouent l’écriture, la langue et la littérature chez certain.exs de leurs élèves. » On précise encore « qu’un.ex auteurice.x et un.ex étudiant.ex introduiront les élèves à cette journée. » S’agit-il d’un ex-auteur et d’un ex-étudiant, ou bien d’un auteur et d’un étudiant dont le genre pourrait bien n’être ni masculin ni féminin ? J’avoue qu’à la lecture de ce message, je n’en croyais ni mes yeux ni mes oreilles. En effet, comment diable prononcer ce « cher.èrexs » et ce « certain.exs » ? On y perd son latin, c’est le cas de le dire.
    Et ce courrier s’adresse à des professeurs de français de nos collèges afin qu’ils informent leurs élèves de l’existence de l’Institut littéraire de Bienne, où ils pourront, si le cœur leur en dit, suivre des cours d’écriture littéraire, obtenir un Bachelor et devenir auteurice.xs ! On croit rêver ! Et l’on n’ose imaginer à quoi ressembleront les romans et les poèmes que ces auteurice.xs produiront et ce que deviendra la littérature romande sous de si funestes auspices…

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