Un conseil d’amie

Si vous voulez lire une analyse passionnante de la politique internationale notamment européenne et suisse depuis la guerre froide, allez sur le site de l’Impertinent (www. limpertinentmedia.com) et lisez l’interview de M. Jacques Baud par Amèle Debey. Impossible de quitter avant la fin.

8 thoughts to “Un conseil d’amie”

  1. Merci, Madame Sandoz, pour ce conseil. Cela fait plusieurs années que je regarde les émissions auxquelles participe Jacques Baud, dont les analyses sont en effet d’une très grande qualité, notamment en ce qui concerne l’Ukraine.

    1. M. Jacques Baud est un prorusse notable, donc ses analyses sont très biaisées en faveur d’un « récit russe » bien loin de la vérité historique.

      1. Pouvez-vous SVP étayer avec plus de précision votre affirmation sur le « bien loin de la vérité historique » en citant vos sources ?

        Merci d’avance.

        1. Volontiers, voici quelques sites dans lesquels je trouve des sources intéressantes et assez objectives sur la « vérité historique », en effet bien difficile à établir.

          – Wikipédia, très objectif, bien que pas toujours à jour :
          ttps://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_russo-ukrainienne
          – Institut pour l’étude de la guerre (ISW), avec remise à jour quotidienne :
          ttps://understandingwar.org/analysis/russia-ukraine/
          – Spécial défense, revue de presse sur la géopolitique :
          ttps://specialdefense.over-blog.com/
          – Le Grand Continent, revue de grande qualité, éditée depuis 2019 par le Groupe d’études géopolitiques :
          ttps://legrandcontinent.eu/fr/
          – Desk Russie, l’actualité russe descriptée par plus de 200 auteurs reconnus :
          ttps://desk-russie.eu/
          – Le blog de Nadia Sikorski, historienne et journaliste russe :
          ttps://nashagazeta.ch/fr/blog-accent-russe
          – Un site conservateur sur la géopolitique vue de l’Est européen :
          ttps://x.com/visegrad24
          – Le site de l’ancien champion d’échecs russe, Garry Kasparov :
          ttps://www.thenextmove.org/

          J’ai aussi lu des dizaines de livres sur l’histoire et l’actualité de la Russie, de l’Ukraine et de l’Est européen.

          1. Merci pour votre réponse et ces sources. Je pense qu’il y a un malendendu.

            Le travail d’un historien n’est pas de prendre parti sans recul mais d’essayer de comprendre qui dit quoi, dans quel but, dans quel contexte et a qui il s’adresse avec une vision à long terme. C’est un travail de détective qui implique une excellente connaissance géopolitique.

            Cette analyse ne doit pas être biaisée ni essayer d’imposer un narratif et demande ouverture d’esprit, curiosité et perspicacité.

            Les références que vous citez sont essentiellement des sites de propagande et de lobbying qui soutiennent l’Europe et l’Occident. Ils sont utiles mais il faut trier et prendre de la distance.

            Pour avoir une vision d’ensemble, il faut lire ce qui se dit sur des blogs et sites de propagandes russes ainsi que dans d’autres pays impliqués indirectement (Chine, Inde, Corée) ou pas impliqués et donc plus neutres dans leurs propos.

            J’ai été très déçu par celui de Kasparov: c’est un site de propagande qui pousse pour une vision des choses: « The Next Move was founded to offer a clear vision of what we’re striving to achieve and explore strategies and tactics for getting there. We’re not just about analyzing the current moment; we want to think about what we can do to influence what comes next. »

            Car, l’histoire est précisément un jeu d’échec où chacun agit dans son intérêt. L’émotion, la propagande et l’esprit partisan n’ont rien à y faire.

            Un autre élément est celui de la fenêtre temporelle. Dans une course de chevaux, vous ne pouvez pas annoncer le gagnant avant que la ligne d’arrivée ne soit franchie. Un journaliste qui annoncerait la victoire d’un cheval en tête 15 secondes avant la fin passera pour un idiot si celui-ci à chuté à 5 secondes de la ligne d’arrivée.

            En histoire, c’est pire: il n’y a pas ligne d’arrivée: la fin est réécrite perpétuellement.

            Alors, analyser une situation aussi complexe sur 10-15 ans avec des biais de sélection évidents (choix des évènements en exagérant ou en minimisant), c’est de la propagande. Et c’est tout aussi indigeste d’un côté que de l’autre.

            Ce qui est frustrant, c’est précisément l’indigence de l’analyse qui est faite dans les médias.

            Bien sûr, en période de guerre, on ne peut pas s’attendre à ce que les médias à grande audience tirent dans le pied de leurs gouvernements, mais il reste de la place pour que certains intellectuels nous appellent à plus de mesure et de sagesse afin d’éviter le pire.

            Exemple: un ex-général français a publiquement traité Trump d’agent Russe à la solde de Poutine en le qualifiant d’idiot utile. Cet intervention a été relayé sur les chaîne publiques, au Sénat et tout le monde est très content.

            Donc, le gouvernement français insulte le président de la 1ère puissance mondiale, élu démocratiquement, en le traitant de traître et d’idiot sans aucune preuve et tout le monde applaudit ?

            Que la vox populi, chauffée à blanc par des blogs tels que ceux que vous citez dérape dans les réseaux sociaux est dans l’air du temps. Mais que les élites, les hommes d’Etat le fassent publiquement, c’est très inquiétant. Ce général a parfaitement le droit de haïr Trump mais le costume qu’il porte ne l’autorise pas à raconter n’importe quoi publiquement.

            Car nous parlons de personnes qui peuvent décréter demain la 3ème guerre mondiale ou donner l’ordre d’une attaque/risposte nucléaire.

            Alors, les personnes comme Jacques Baud et autres qui complètent l’éclairage que nous avons de la situation et nous appellent à un peu plus de calme et de modération, me semblent utiles.

  2. @Regis Z. Excellente mise au point. Merci.
    L’historien Walter Scheidel est l’un de mes préférés. Il ne juge pas, il analyse des faits, de l’âge de pierre à notre époque. Il évite le déterminisme (et c’est plus prudent car tout change tout le temps, donc soit on s’adapte, soit on disparaît ou alors on s’agite inutilement dans tous les sens).
    Par rapport à la manipulation systématique des opinions (au sein de nos démocraties), je relis toujours Edward Bernays avec plaisir. Histoire de toujours rafraîchir mes antennes « attention influences » et cela s’applique à une quantité de sujets (dont ces sujets qui, à dessein, épuisent les cervelles humaines).
    Bon week-end, eab

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