Les affres d’une protestante vaudoise

 

L’Editeur, P.-M. FAVRE : Alors, Mme Sandoz, quand allez-vous parler de votre livre sur votre blog ?

Mme Sandoz : Mais, cher Monsieur, ce n’est pas une protestante vaudoise, de surcroît élevée dans une école catholique, qui va vanter ses mérites sur son propre blog ! Vous n’y pensez pas.

L’Editeur : Ce n’est quand même pas moi qui vais aller sur votre blog raconter que vous avez réuni, à ma demande, dans un petit volume de quelque cent-soixante pages, sous le titre « Grain de sable », avec une merveilleuse préface de Mme Ariane Dayer, la septantaine de chroniques que vous avez écrites pour l’émission de radio/télévision « Les Beaux Parleurs », entre 2016 et 2024, précédée, à ma demande aussi, d’une courte autobiographie!

Mme Sandoz : Bon ! C’est vous qui l’avez dit, mais pour ma pénitence, j’avouerai, toute honte bue, qu’à la page 121, j’ai commis une grossière erreur : j’ai cité « Théodore de Banville » alors qu’il s’agit de Jacques Bainville. Que voulez-vous, l’âge avançant, la mémoire est parfois défaillante. Etes-vous satisfait ?

L’Editeur : Ego te absolvo !

 

3 thoughts to “Les affres d’une protestante vaudoise”

  1. Pour aller plus loin: Jérôme Meizoz, Faire l’auteur en régime néo-libéral: rudiments de marketing littéraire (Ed. Slatkine, 2020, 256 pages)

  2. Chère Madame,

    En espérant de tout coeur réussir à apaiser votre tourment, j’aimerais dire et en particulier vous dire, chère Madame, que de saisir l’occasion d’annoncer dans une juste et jolie joie, la sortie de son premier (?) petit livre sur son propre blog, n’a rien d’indécent ou d’infatué en soi.

    Auriez-vous eu cette chouette idée pour qu’elle reste inconnue ? Bien sûr que non !

    Il y a une énorme différence – qui semble vous avoir échappé – entre vanter arrogamment ses propres mérites sur son propre blog et annoncer humblement et joyeusement la réalisation et la publication d’une chouette idée que l’on a eue et que l’on se réjouit (où est le mal ?) de partager autour de soi.

    Aussi, avec effronterie et avec grand plaisir, je viens en quelque sorte de le faire “à votre place“ et “en votre nom“.

    Fasse le Ciel que vous ne m’en vouliez point !

    Bien à vous,
    Amélie Chambour

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